Au volant de la Mi16 — direction précise et survirage assumé
Une position de conduite qui déroute avant de convaincre
Le témoignage d'essai le plus détaillé disponible pour cette fiche (automobile-sportive.com) décrit une position de conduite d'abord perçue comme un peu haute, avec un volant jugé trop large pour une conduite franchement sportive — une première impression dont on s'accommode toutefois rapidement. La direction à crémaillère, avec 3,2 tours de butée à butée, offre un compromis jugé réussi entre maniabilité en ville et précision à vitesse élevée, l'assistance ne paraissant jamais artificielle.
Un train avant qui inspire confiance
Le train avant triangulé de type McPherson se montre précis « au doigt et à l'œil », sans interférence parasite au freinage ou à l'accélération — la motricité est jugée excellente et les remontées de couple dans la direction quasiment inexistantes, un point notable pour une traction avant aussi puissante que la Mi16 pour son époque.
Le survirage, signature de caractère de la 405 sportive
Dès les premiers virages pris avec un peu d'énergie, la Mi16 révèle un comportement qui deviendra sa signature : un déhanchement marqué de l'arrière, susceptible de déstabiliser un conducteur non averti, d'autant que le reste de la voiture s'inscrit avec une telle précision en courbe que les réactions vives de l'essieu arrière surviennent sans réel signal d'alerte préalable. Ce trait de caractère, déjà relevé par la presse allemande dès le lancement de la gamme civile en 1987 (voir Histoire générale de la Peugeot 405 (1987-1997 en Europe)), sera largement gommé par les réglages de suspension plus consensuels de la phase 2 (voir Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gamme) — au grand dam des amateurs de sensations fortes, mais avec un net gain en accessibilité pour le grand public. Peugeot délaissera ensuite ce genre de traction volontiers survireuse pendant de longues années, avant d'y revenir avec prudence sur la 308 GTI, bien plus tard.
Un point noir isolé : le freinage de l'exemplaire d'essai
L'essai cité relève par ailleurs une pédale de frein à l'attaque imprévisible sur l'exemplaire testé, du fait d'un système antiblocage ABR Bendix défectueux — défaut documenté plus largement dans Freinage et trains roulants — le système ABR Bendix et son rappel de 1988 et sans lien avec la qualité intrinsèque des quatre disques de freins, jugés efficaces par ailleurs.
Voir aussi
- La 405 Mi16 — la sportive familiale (1987-1995) · Le moteur XU9 J4 de la Mi16 — architecture technique et filiation · Freinage et trains roulants — le système ABR Bendix et son rappel de 1988 · Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gamme · Impressions de conduite de la 405 — équilibre confort/routière
- Site source
- automobile-sportive.com
- Auteur du site
- Maxime Joly (automobile-sportive.com)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Histoire générale de la Peugeot 405 (1987-1997 en Europe)Peugeot 405 · Histoire et modèles
- La 405 Mi16 — la sportive familiale (1987-1995)Peugeot 405 · Histoire et modèles
- Impressions de conduite de la 405 — équilibre confort/routièrePeugeot 405 · Conduite
- Le moteur XU9 J4 de la Mi16 — architecture technique et filiationPeugeot 405 · Moteur
- Freinage et trains roulants — le système ABR Bendix et son rappel de 1988Peugeot 405 · Freins trains pneus
- Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gammePeugeot 405 · Histoire et modèles
- Histoire générale de la Peugeot 405 (1987-1997 en Europe)Peugeot 405
- Le moteur XU9 J4 de la Mi16 — architecture technique et filiationPeugeot 405
- Impressions de conduite de la 405 — équilibre confort/routièrePeugeot 405
- La 405 Mi16 — la sportive familiale (1987-1995)Peugeot 405
- Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gammePeugeot 405