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§ 01 · Histoire et modèles

Le restylage phase 2 de 1992 — rigidité, insonorisation et refonte de gamme

Peugeot 405 · 1987–1997 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Présentée en juillet 1992 pour le millésime 1993, la 405 phase 2 constitue une évolution profonde malgré une silhouette générale presque inchangée — la marque de fabrique d'un bon dessin Pininfarina que l'on ne retouche qu'avec parcimonie (voir La genèse stylistique de la 405 — Pininfarina dans la continuité de la 205).

Une structure renforcée

La caisse est rigidifiée par une série de renforts et l'adoption d'un pare-brise collé (plutôt que joint caoutchouc), ce qui permet au passage d'abaisser le seuil de chargement du coffre sous le niveau des feux arrière sur la berline. Ce gain de rigidité torsionnelle corrige un défaut identifié dès les débuts du modèle. La face avant est légèrement redessinée, les feux arrière sont revus et la baguette qui les séparait disparaît — un traitement esthétique directement inspiré de la 605, le haut de gamme de la marque.

Un habitacle enfin à niveau

L'aménagement intérieur est repris de fond en comble, avec une toute nouvelle planche de bord et de nouveaux garnissages de portes qui empruntent également de nombreux éléments à la 605 — une réponse directe aux critiques de qualité perçue qui avaient accompagné le lancement de la phase 1 (voir Histoire générale de la Peugeot 405 (1987-1997 en Europe)). L'insonorisation est nettement améliorée, corrigeant l'un des défauts les plus régulièrement pointés par la presse d'essai depuis 1987. Ces évolutions se traduisent par une prise de poids d'environ 100 kg par rapport à la phase 1.

Une gamme moteur revue pour le catalyseur généralisé

La généralisation du pot catalytique, rendue obligatoire en janvier 1993, entraîne une refonte complète des motorisations essence (détail dans La gamme berline 405 — finitions et motorisations, phase par phase et Vue d'ensemble des familles de moteurs de la 405) : nouvelles cylindrées 1 762 cm³ et 1 998 cm³ (8 et 16 soupapes) qui remplacent les anciens 1 905 cm³ carburateur et injection. Côté Diesel, le turbo passe de 1 769 à 1 905 cm³ (voir La 405 Diesel et Turbo Diesel — la gamme gazole et son rôle dans l'image de marque).

Des réglages de suspension assagis

Les trains roulants sont retouchés pour gommer le caractère survireur qui avait fait la réputation — controversée — de la phase 1, en particulier de la Mi16 (voir Au volant de la Mi16 — direction précise et survirage assumé). Ce choix, cohérent avec l'évolution générale du marché vers plus de confort, contribue à relancer les ventes en fin de carrière européenne, mais prive la Mi16 phase 2 d'une partie de son aura sportive aux yeux des puristes : encore aujourd'hui, la phase 1 reste davantage recherchée en collection que la phase 2.

Une année charnière pour la transmission intégrale

Les quatre roues motrices ne sont plus disponibles, en phase 2, que sur la version 2,0 L 8 soupapes (SRI X4) — la Mi16x4 d'origine ne survit pas au restylage sous sa forme initiale (voir La 405 Mi16x4 — la transmission intégrale, un échec commercial).

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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