« Here Come de Judge » — de Pigmeat Markham à Rowan & Martin's Laugh-In, l'origine exacte du nom du Judge
Un sketch de vaudeville ressuscité par la télévision
L'expression « Here Come de Judge » (« voici venir le juge »), reprise sans détour par le nom du package GTO lancé en 1969 (voir The Judge (1969) — riposte au Road Runner, référence pop et coup marketing), trouve son origine dans un numéro comique bien plus ancien que la télévision elle-même : un sketch de scène classique du music-hall afro-américain, associé de longue date à l'artiste de vaudeville Dewey « Pigmeat » Markham. C'est la reprise de ce numéro par le comédien Flip Wilson sur le plateau de l'émission à très fort succès populaire Rowan & Martin's Laugh-In, diffusée à partir de 1968, qui propulse l'expression au rang de phénomène culturel instantanément reconnaissable par des dizaines de millions de téléspectateurs américains.
Une paternité que la mémoire collective attribue parfois à tort à Sammy Davis Jr.
Un point de confusion récurrent, y compris dans les commentaires de sources par ailleurs bien informées consultées pour cette fiche, mérite d'être clarifié : le chanteur et acteur Sammy Davis Jr., également habitué du plateau de Laugh-In, y a effectivement livré une apparition mémorable dans le rôle du juge du sketch — mais c'est bien Flip Wilson qui en popularise durablement le personnage et le refrain sur ce programme, la version originale du numéro remontant elle-même bien plus loin, à Pigmeat Markham. Cette confusion, documentée jusque dans les échanges de lecteurs de sites spécialisés en histoire automobile, illustre à quel point l'expression s'était diffusée au point d'en brouiller la paternité exacte dans la mémoire collective.
Un choix de nom qui déborde le simple clin d'œil télévisuel
Pontiac ne se contente pas d'emprunter le refrain : toute la campagne publicitaire du Judge file la métaphore judiciaire (« All rise for the Judge », « The Judge can be bought »), et le choix intervient dans un contexte de riposte directe au succès du Plymouth Road Runner, lui-même bâti sur une référence à la culture populaire — celle du dessin animé de la Warner Bros (voir The Judge (1969) — riposte au Road Runner, référence pop et coup marketing). Le recours à une référence télévisuelle immédiatement reconnaissable par le jeune public visé illustre, au même titre que la chanson de Ronny & the Daytonas cinq ans plus tôt (voir « G.T.O. » de Ronny & the Daytonas (1964) — quand une chanson vend une voiture avant sa sortie), la constance de la stratégie marketing de Pontiac consistant à ancrer la GTO dans la culture populaire de son époque plutôt que dans le seul argumentaire technique.
Voir aussi
- Site source
- macsmotorcitygarage.com
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Jim Wangers — le « parrain de la GTO » et l'invention du marketing lifestyle à la PontiacPontiac GTO · Culture documentation
- « G.T.O. » de Ronny & the Daytonas (1964) — quand une chanson vend une voiture avant sa sortiePontiac GTO · Culture documentation
- The Judge (1969) — riposte au Road Runner, référence pop et coup marketingPontiac GTO · Histoire et modèles