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§ 12 · Culture documentation

La 356 B Carrera GTL Abarth — quand Porsche fait habiller sa Carrera par l'Italie

Porsche 356 · 1948–1965 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une carrosserie italienne pour aller plus vite encore

En 1959-1960, Porsche s'associe au préparateur italien Carlo Abarth pour pousser plus loin encore les performances du moteur Carrera à quatre arbres à cames (voir Le moteur Carrera à arbres à cames royaux — le chef-d'œuvre d'Ernst Fuhrmann) : la mécanique reste très proche de celle de la 356 B de série, mais la carrosserie est intégralement redessinée par le styliste Franco Scaglione pour un meilleur coefficient de pénétration dans l'air, puis construite en aluminium par le carrossier milanais Zagato. Dépouillée de tout confort — pas de garniture intérieure luxueuse —, la 356 B Carrera GTL Abarth gagne ainsi environ 140 kg par rapport à une 356 B de route, et encore 20 kg de plus par rapport au Carrera GT « classique » carrossé par Reutter.

Trois niveaux de puissance, jusqu'à plus de 230 km/h

Le moteur 1 588 cm³ à quatre arbres à cames développe, en configuration route avec échappement homologué (82 phones), 115 ch à 6 500 tr/min. Deux préparations plus poussées sont proposées en option : 128 ch à 6 700 tr/min avec échappement sport, et 135 ch à 7 400 tr/min avec l'échappement de compétition ouvert « Sebring ». Dans cette dernière configuration, la vitesse de pointe dépasse légèrement 230 km/h (contre environ 210 km/h en configuration série), avec un 0 à 100 km/h en 8,8 secondes et un 0 à 180 km/h en 26,5 secondes — des chiffres remarquables pour un moteur de 1,6 litre à la toute fin des années 1950. L'équipement de série comprend une lubrification à carter sec, un réseau électrique 12 volts avec double allumage par batterie, une boîte 4 vitesses aux rapports modifiables, un différentiel autobloquant et un réservoir de 80 litres.

Un nombre de série qui reste débattu

Selon plusieurs sources citées par Wikipédia germanophone, 21 exemplaires de la Carrera GTL Abarth auraient été construits — mais l'article précise qu'en réalité, un châssis portant le numéro de série suivant (1021) n'était pas l'une de ces voitures de compétition, ce qui ramènerait le total réel à 20. Le prix de base de la version la plus dépouillée s'élevait à 25 000 marks, une somme considérable pour l'époque.

Une victoire de classe au Mans dès sa première sortie

Dès son engagement inaugural, la Carrera GTL Abarth s'illustre : l'équipage Herbert Linge/Hans-Joachim Walter remporte sa catégorie aux 24 Heures du Mans 1960 au volant du tout premier exemplaire construit — une confirmation immédiate de l'efficacité de la collaboration italo-allemande.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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