Le Mans 1951 et 1952 — le tout premier engagement d'usine de Porsche, et une victoire de classe immédiate
Le seul constructeur allemand présent
Aux 24 Heures du Mans 1951, Porsche devient le premier et alors le seul constructeur allemand à s'aligner au départ de l'épreuve — un symbole fort à peine six ans après la fin de la guerre. La voiture engagée est une 356 SL (« Super Leicht »), dérivée directe des carrosseries en aluminium de Gmünd (voir Les 356/2 de Gmünd — les Porsche en aluminium les plus rares (1948-1951)), affichant des roues carénées et une carrosserie profilée pour l'endurance : selon stuttcars.com, la voiture ne pèse alors que 640 kg pour 46 ch de puissance, à partir d'un moteur de 1,1 litre à peine.
Une victoire de classe dès la première tentative
Les pilotes Auguste Veuillet (importateur Porsche pour la France) et Edmond Mouche remportent d'emblée la catégorie 751-1100 cm³, se classant 20ᵉ au général — une moyenne de course de 118 km/h (73 mph), contre 150 km/h (93 mph) pour le vainqueur toutes catégories. Cette performance, obtenue par une petite entreprise à peine relevée de ses années de guerre et d'exil (voir Gmünd, 1944-1948 — l'exil de guerre, l'emprisonnement de Ferdinand Porsche et la naissance de la 356), marque le début d'une longue histoire d'amour entre Porsche et l'épreuve mancelle, qui se prolongera jusqu'à la victoire au classement général de 1970 (917) puis au-delà, bien après la fin de carrière de la 356.
Un succès confirmé dès l'année suivante
En 1952, la même équipe Veuillet/Mouche revient au Mans avec une 356 SL et confirme l'essai : 11ᵉ au classement général et vainqueur de la catégorie 1,1 litre pour la seconde année consécutive. Cette régularité, obtenue avec des moyens artisanaux face à des écuries bien mieux dotées, installe durablement la réputation de fiabilité et d'efficacité de la 356 en compétition d'endurance — une réputation qui se prolongera avec les succès en Carrera Panamericana (voir La Carrera Panamericana (1952-1954) — trois années de victoires de classe qui ont donné un nom à la légende) puis en Targa Florio (voir Le « Dreikantschaber » — le prototype Carrera 2 GS-GT et ses podiums de 1962-1964).
Voir aussi
- Les 356/2 de Gmünd — les Porsche en aluminium les plus rares (1948-1951) · La Carrera Panamericana (1952-1954) — trois années de victoires de classe qui ont donné un nom à la légende · Le « Dreikantschaber » — le prototype Carrera 2 GS-GT et ses podiums de 1962-1964 · Gmünd, 1944-1948 — l'exil de guerre, l'emprisonnement de Ferdinand Porsche et la naissance de la 356
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Porsche_356 ↗
- Gmünd, 1944-1948 — l'exil de guerre, l'emprisonnement de Ferdinand Porsche et la naissance de la 356Porsche 356 · Histoire et modèles
- Les 356/2 de Gmünd — les Porsche en aluminium les plus rares (1948-1951)Porsche 356 · Histoire et modèles
- Le « Dreikantschaber » — le prototype Carrera 2 GS-GT et ses podiums de 1962-1964Porsche 356 · Culture documentation
- La Carrera Panamericana (1952-1954) — trois années de victoires de classe qui ont donné un nom à la légendePorsche 356 · Culture documentation