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§ 01 · Histoire et modèles

Les 356/2 de Gmünd — les Porsche en aluminium les plus rares (1948-1951)

Porsche 356 · 1948–1965 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le gabarit de série, enfin trouvé

Développé en parallèle du roadster central-moteur 356 N° 1 (voir La 356 N° 1 Roadster — le prototype central-moteur fondateur (juin 1948)), le 356/2 déplace le moteur tout à l'arrière et adopte un châssis-caisson en acier soudé intégrant le plancher — la formule qui restera celle de toutes les 356 de série jusqu'en 1965. Sa carrosserie en aluminium, martelée à la main, est produite en petite série dans l'ancienne scierie de Gmünd, en Carinthie autrichienne. Le premier coupé est achevé en août 1948. Selon Porsche Newsroom (source officielle), 44 coupés et 8 cabriolets 356/2 sont construits entre l'hiver 1948-49 et la fin de la production autrichienne en 1950, soit 52 voitures ; Wikipédia (citant l'expert Herbert Kaes, neveu de Ferdinand Porsche, auteur d'un recensement de 1951) documente un total plus large d'environ 61 à 63 châssis produits jusqu'en 1951 en comptant les versions « Renn-Coupé » (356 SL) — la divergence tenant probablement à des périmètres de comptage différents (production purement autrichienne stricto sensu vs. ensemble des châssis Gmünd, dont certains finis plus tard à Salzbourg).

Des artisans-carrossiers dispersés entre trois pays

Ne pouvant suivre seul le rythme de production des châssis, Porsche sous-traite très vite la fabrication des carrosseries en aluminium à plusieurs petits ateliers spécialisés : Tatra, Kastenhofer et Keibl à Vienne pour les coupés, et le carrossier suisse Beutler, à Thoune, pour la plupart des cabriolets (Kastenhofer et Keibl en construisent aussi quelques-uns). Les numéros de carrosserie « 557/xx » désignent généralement les coupés assemblés à Gmünd même, et les numéros « 806/xx » les carrosseries d'origine Tatra. Une fois la maison mère déménagée à Stuttgart en 1950 (voir Retour à Stuttgart-Zuffenhausen (1950) — la carrosserie passe de l'aluminium à l'acier avec Reutter), les derniers châssis et carrosseries en stock à Gmünd sont assemblés par Porsche Salzburg.

Des premiers clients dispersés sur trois continents

Le recensement chassis par chassis établi par Herbert Kaes montre des premiers propriétaires très divers : essentiellement autrichiens et suisses (Zurich, Berne), mais aussi égyptiens — deux exemplaires livrés en 1950 à S.Exc. Mohammed Taher Pascha (Le Caire) et au prince Abdel Moneim (Héliopolis), un membre de l'ancienne famille royale d'Égypte — ou encore italiens et suédois (plusieurs châssis vendus au distributeur Scania-Vabis). Le pilote autrichien unijambiste Otto Mathé, figure du sport automobile local, possède au moins deux de ces 356/2. Le moteur d'origine reste dans un premier temps un bloc Volkswagen simplement renuméroté « 356- » en préfixe ; à partir du châssis 356/2-008, Porsche installe ses propres moteurs, reconnaissables à leurs numéros de série repartant de « 10 ».

Les 356 SL, premières voitures de course de la marque

Plusieurs châssis Tatra inachevés sont expédiés à Stuttgart pour y devenir des 356 SL (Super Leicht, « super légère », type 514) : les toutes premières voitures de compétition construites spécifiquement pour la clientèle par Porsche. Quatre exemplaires sont préparés pour les 24 Heures du Mans 1951 (voir Le Mans 1951 et 1952 — le tout premier engagement d'usine de Porsche, et une victoire de classe immédiate), un cinquième après plusieurs accidents d'essai, puis quatre autres pour la saison 1952, dont trois engagés au Mans la même année. L'assemblage final de ces 356 SL est réalisé chez Reutter, chez le carrossier Dannenhauer ou directement à l'usine de Stuttgart.

Des voitures aujourd'hui parmi les plus recherchées au monde

Sur l'ensemble de la production Gmünd, Wikipédia estime qu'environ 32 exemplaires en aluminium subsistent aujourd'hui, dont le prototype 356-001 conservé au Musée Porsche ; le guide d'achat du Porsche Club of America avance de son côté un chiffre proche d'une trentaine de survivantes sur une production totale d'environ 60 voitures. Cette extrême rareté — moins d'une centaine de châssis, dont une petite moitié a traversé les 75 dernières années — explique pourquoi les 356 de Gmünd figurent aujourd'hui parmi les Porsche les plus recherchées et les plus onéreuses en vente publique, loin devant la plupart des 356 de série ultérieures.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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