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§ 02 · Moteur

Le 4 cylindres à plat de la 356 — de la base Volkswagen aux 2 litres, génération par génération

Porsche 356 · 1948–1965 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un principe hérité, une exécution entièrement repensée

Le moteur de la 356 part du même principe que celui de la Volkswagen Coccinelle — 4 cylindres à plat (« boxer »), refroidi par air pulsé par une turbine, soupapes en tête commandées par un arbre à cames central, poussoirs, tiges de culbuteurs et culbuteurs — mais Porsche ne s'est jamais contenté de reprendre le bloc Coccinelle tel quel. Dès l'origine, le carter moteur emprunté à la Coccinelle reçoit de nouvelles culasses, un nouvel arbre à cames, un vilebrequin et des collecteurs d'admission et d'échappement propres à Porsche, ainsi qu'une double carburation — de quoi plus que doubler la puissance du même bloc de base par rapport à la Coccinelle de série (52 kW/70 ch contre environ 25 ch à l'origine du moteur Coccinelle). Sur les culasses, les soupapes, plus grandes, sont disposées en V (plutôt que parallèles comme sur la Coccinelle) ; les soupapes d'échappement reçoivent leur propre axe de culbuteurs, disposé verticalement.

Une émancipation progressive vis-à-vis de la pièce Volkswagen

L'indépendance mécanique vis-à-vis de la base Coccinelle se construit par étapes. Le carter moteur reste d'abord un carter Volkswagen en deux parties ; en novembre 1954, Porsche le remplace par un carter en trois parties de sa propre conception. Volkswagen et Porsche partagent ainsi de moins en moins de pièces communes au fil des années 1950, jusqu'à une quasi-totale autonomie technique en toute fin de carrière du modèle.

L'évolution des cylindrées, génération par génération

GénérationCylindrées disponiblesPuissance (moteurs à poussoirs, hors Carrera)
356 « pre-A » (1948-1955)1 086 → 1 300 → 1 488 cm³40 à 70 ch
356 A (1955-1959)1 300 et 1 600 cm³44 à 75 ch
356 B (1959-1963)1 600 et 1 966 cm³ (Carrera 2)60 à 90 ch (Super 90)
356 C (1963-1965)1 600 cm³75 ch (C) et 95 ch (SC)

Le sommet de la gamme à poussoirs est donc le Super 90 de la 356 B (90 ch à 5 500 tr/min pour 1 582 cm³), tandis que le dernier et plus puissant moteur à poussoirs de toute la lignée est le 1600 SC de la 356 C (95 ch à 5 800 tr/min). En parallèle de cette filière à poussoirs, une filière de compétition entièrement distincte se développe à partir de 1953-55 autour du moteur à quatre arbres à cames « Carrera », qui culminera à 2 000 cm³ et 130 ch de série (voir Le moteur Carrera à arbres à cames royaux — le chef-d'œuvre d'Ernst Fuhrmann) — les deux familles de moteurs cohabitant dans le même compartiment moteur jusqu'à la toute fin de la production.

Refroidissement et lubrification

Le refroidissement reste assuré, comme sur la Coccinelle, par une turbine soufflant l'air sur les ailettes des cylindres et des culasses ; contrairement aux moteurs de compétition Carrera, les moteurs de série à poussoirs de la 356 conservent un carter humide classique plutôt qu'une lubrification à carter sec.

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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