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§ 06 · Freins trains pneus

Châssis acier, caisse collée et roue avant unique — l'architecture technique du tricycle Reliant

Reliant (Regal, Robin, Kitten) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une seule roue directrice, un choix qui structure toute la conception

L'ensemble de la gamme Reliant à trois roues (Regal, Robin, et leur descendance) partage un même principe d'architecture : une unique roue avant, directrice mais non motrice, associée à un moteur avant entraînant les deux roues arrière. C'est cette disposition — dite « à un train avant » (delta ou « tadpole inversé » selon la terminologie) — qui distingue le Reliant d'autres tricycles historiques comme le Morgan, construit sur le schéma inverse (deux roues directrices à l'avant, une seule roue motrice à l'arrière). Le choix retenu par Reliant dès son origine motocycliste (voir La fondation de Reliant — de l'abandon du tricycle Raleigh au premier fourgon à trois roues (1935)) permet de conserver un empattement et une voie arrière relativement larges pour la stabilité en ligne droite et le chargement, au prix d'une dynamique de virage bien particulière — voir Stabilité et sécurité du tricycle Reliant — la réalité technique face au mythe télévisuel pour la façon dont cette architecture a nourri la réputation d'instabilité du Robin.

De l'ossature de bois au châssis-caisson en acier

Les toutes premières Regal (Mk I et Mk II, 1953-1956) associent encore un châssis-caisson en acier à une ossature de renfort en bois de frêne, sur laquelle sont fixés des panneaux de carrosserie en aluminium puis, progressivement, en fibre de verre (voir La Reliant Regal Mk I à Mk VI (1953-1962) — du bois et de l'aluminium à la fibre de verre). Ce n'est qu'à partir de la Regal 3/25 (TW7, 1962) que Reliant abandonne complètement le bois structurel au profit d'une caisse en fibre de verre moulée en deux grandes coques (intérieure et extérieure) collées l'une à l'autre, puis boulonnées sur un nouveau châssis en acier — une construction reconduite, avec des perfectionnements successifs, jusqu'au Robin de 1973 puis à ses évolutions ultérieures, dont le châssis finit par être galvanisé en 1989 pour mieux résister à la corrosion (voir La Reliant Robin Mk2 et Mk3 (1989-2001) — la relance, les turbulences financières et la fin d'une marque).

Suspension et freinage : une mécanique délibérément simple

La suspension avant repose sur un bras oscillant unique guidant la roue directrice, tandis que l'essieu arrière rigide est suspendu par ressorts à lames — une conception réutilisée sans changement majeur de la Regal au Robin, à l'exception de la barre antiroulis ajoutée dès le lancement du Robin en 1973 (voir La Reliant Robin Mk1 (1973-1981) — la remplaçante dessinée par Ogle Design). Le freinage, à tambours aux quatre roues et sans assistance, reste lui aussi d'une grande simplicité tout au long de la carrière du Robin ; le guide d'achat Car & Classic souligne qu'aucune version du Robin n'a jamais reçu de système de freinage assisté ni d'aide électronique à la conduite, ce qui impose, selon ce même guide, une utilisation délibérée et progressive de la pédale de frein plutôt qu'un freinage d'urgence brutal.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (+ recoupement Car & Classic)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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