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§ 02 · Moteur

La lignée des moteurs essence Clio — du Cléon-Fonte hérité de 1962 au downsizing turbo

Renault Clio · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un premier bloc hérité de la Floride S de 1962

La motorisation d'entrée de gamme de la toute première Clio (1990) n'a rien d'une création nouvelle : le 1.1 « Cléon-Fonte » (1 108 cm³, 49 ch DIN) qui l'équipe a été conçu par l'ingénieur René Vuaillat dès 1962 pour la Renault Floride S, avant d'équiper au fil des décennies la Renault 8, la R5, la Supercinq, puis la Clio elle-même — une longévité industrielle exceptionnelle de près de trente ans pour un même bloc de base (voir La gamme civile de la Clio I — finitions RL/RN/RT/RC, séries spéciales et motorisations). Le bloc « Energy », plus moderne, complète la gamme Clio I dès son lancement, hérité pour sa part de la Renault 19.

Le passage au « moteur D » en 1996

En 1996, le moteur « D » (D7F) 1.2 remplace le 1.2 Energy sur la Clio I, comme il le fait la même année sur la Twingo I à la place du 1.2 Cléon-Fonte — ce dernier bloc historique, bien qu'en fin de carrière, continue paradoxalement d'équiper certaines séries spéciales de la Clio phase 2 (Chipie) jusqu'en 1996, ainsi que les versions export destinées aux marchés aux normes antipollution plus sévères (Allemagne) avant 1993.

Les blocs « K » de la Clio II : 1.2, 1.4 et 1.6 16v

La Clio II (1998) généralise une nouvelle famille de moteurs 16 soupapes désignés par la lettre « K » : D4F (1.2 16v, jusqu'à 75 ch), K4J (1.4 16v, 98 ch), K7M (1.6 8v, 90 ch) et K4M (1.6 16v, 110 ch) — cette dernière famille perdurant sur la Clio III sous une désignation proche (M4R). C'est également sur cette génération que le moteur F4R 2,0 litres 16 soupapes, directement issu de la lignée qui avait donné naissance au F7R de la Clio Williams, équipe la première Clio RS officiellement estampillée Renault Sport (voir La lignée Clio RS — du 172 ch de 1999 au passage au turbo (1999-2018)).

Le grand basculement du downsizing turbo (Clio IV, 2012)

La Clio IV marque une rupture nette avec cette logique de cylindrées croissantes assumée depuis 1990 : elle introduit le 0,9 litre TCe trois cylindres turbocompressé (types H4B puis H4D), décliné en 75 et 90 ch, rejoint ensuite par un 1,2 litre TCe quatre cylindres (H5F, 120 ch) puis un 1,6 litre TCe (M5M, jusqu'à 220 ch sur la RS Trophy). Cette bascule vers des cylindrées réduites mais suralimentées, généralisée à l'ensemble de la gamme Renault de l'époque, permet d'afficher des consommations théoriques en net repli malgré des niveaux de performance stables ou en hausse.

La Clio V et l'arrivée de l'hybridation

Sur la Clio V (2019), la gamme essence se recentre autour des blocs 1.0 SCe atmosphérique (65-75 ch) et 1.0/1.3 TCe turbocompressés (90 à 140 ch), rejoints à partir de janvier 2020 par le groupe motopropulseur hybride E-Tech (moteur thermique 1,6 litre à cycle Atkinson associé à deux machines électriques, voir Genèse et lancement de la Clio V — la production quitte définitivement la France (2019)) — dernière étape en date d'une lignée motrice qui aura traversé, sous des formes très diverses, plus de soixante ans d'histoire Renault entre son premier maillon (1962) et aujourd'hui.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (synthèse croisée des quatre pages génération)
Date d'extraction
13 sept. 2026
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