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§ 01 · Histoire et modèles

La gamme civile de la Clio I — finitions RL/RN/RT/RC, séries spéciales et motorisations

Renault Clio · 4 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Quatre niveaux de finition

La Clio I (voir Genèse et lancement de la Renault Clio — le projet X57 (1986-1990) et Chronologie de la Renault Clio I — phases 1, 2 et 3 (1990-1999)) s'organise, hors versions sportives, autour de quatre niveaux de finition :

  • RL (« Low ») : entrée de gamme ;
  • RN (« Normale ») : milieu de gamme, la plus diffusée ;
  • RT (« Top ») : haut de gamme ;
  • RC (« Commerciale ») : version utilitaire/professionnelle.

Une avalanche de séries spéciales

Peu de citadines françaises auront décliné un catalogue de séries limitées aussi fourni que la Clio I sur cette seule décennie : Chipie, Be Bop, Super Chipie, Oasis, Fidji, Alizé (climatisation), Night and Day, MTV, NRJ, Elle, Symbol, Shanghaï, Olympique, Aïda, ICE, Club Med, sans compter des séries plus confidentielles réservées à l'export (Ipanema, Buenaventura, Disc, Duet, Mecano) ou strictement limitées en nombre : la RSi « Rothmans » (environ 300 exemplaires estimés) et la « Grand Prix », limitée à 500 exemplaires pour le seul marché allemand.

Baccara puis Initiale Paris : le haut de gamme cossu

Apparue dès 1991, la Clio Baccara occupe le sommet non sportif de la gamme : moteur 1.7 (F2N, 92 ch à carburateur double corps) en phase 1, puis 1.8 à injection monopoint (95 ch) à partir de janvier 1993, avec une boîte automatique 3 puis 4 rapports en option. Elle se distingue par une sellerie cuir gris, des inserts en ronce de noyer autour de l'afficheur de température extérieure et sur le cache-autoradio, des poignées de porte chromées, des jantes alliage 14 pouces et une palette de peintures métallisées propre (vert jade, gris tungstène, bleu-vert atlantide, noir nacré, gris iceberg). Elle est équipée de série d'antibrouillards, d'une sellerie cuir, de la climatisation, de la fermeture centralisée, d'une alarme et de vitres avant électriques ; l'ABS n'arrive qu'en option à partir de 1995.

À partir du millésime 1998 (donc dès l'été 1997), Renault est contraint de renommer la Baccara en Initiale Paris — la voiture reste globalement identique, avec des jantes différentes et le même moteur 1.8 monopoint ramené à 92 ch DIN.

Une version 100 % électrique, discrète mais réelle

Une déclinaison entièrement électrique de la Clio I est produite à 253 exemplaires entre 1995 et 2000, conçue en collaboration avec l'allemand Siemens : moteur électrique monté à l'avant, environ 300 kg de batteries logées sous la banquette arrière et dans le coffre, autonomie annoncée de 80 km pour une vitesse de pointe limitée à 95 km/h. Comme la R5 électrique EDF vingt ans plus tôt (un programme de recherche mené par un énergéticien plutôt que par Renault lui-même), cette Clio électrique reste un marché de niche destiné avant tout aux flottes institutionnelles plutôt qu'au grand public — voir La Clio en service institutionnel — gendarmerie, auto-écoles et miniatures dérivées.

Motorisations essence : de 49 à 172 ch

Le tableau des motorisations essence de la Clio I s'étend, hors versions sportives détaillées séparément (voir Clio 16S (1991) — la première petite sportive Renault Sport de la lignée et Clio Williams (1993-1996) — de la série limitée hommage à la F1 au succès qui dépasse toutes les prévisions), du modeste 1.1 « Cléon-Fonte » (1 108 cm³, 49 ch DIN à 5 250 tr/min) hérité directement de la Supercinq, jusqu'au 1.8 16v de la 16S (140 ch non catalysé). Entre les deux se répartissent le 1.2 Cléon-Fonte (1 239 cm³, 54 ch), le 1.2 « Energy » (1 171 cm³, 60 ch) puis son remplaçant le 1.2 « D7F » à partir de 1996, le 1.4 « Energy » (1 390 cm³, 80 ch, utilisé notamment sur les Clio S), le 1.6 Cléon-Fonte (1 555 cm³, 73 à 78 ch selon carburation), le 1.7 (F2N, 92 ch) et le 1.8 injection monopoint (F3P, 95 puis 110 ch sur la RSi). Le seul diesel disponible est le 1.9 D (F8Q, 65 ch à 4 500 tr/min), reçu à partir de 1997 d'un pot d'oxydation pour se conformer aux nouvelles normes antipollution — les moteurs essence étant pour leur part passés à l'injection avec catalyseur dès 1993.

Le moteur 1.1 Cléon-Fonte porte la signature de l'ingénieur René Vuaillat, qui l'avait conçu dès 1962 pour la Renault Floride S — un bloc qui aura ainsi servi, sous des cylindrées croissantes, de la Floride jusqu'à cette Clio de 1990, en passant par la 4L, la Dauphine, la R5 et la Supercinq.

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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