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§ 05 · Transmission

L'embrayage automatique Ferlec — l'ancêtre de la boîte automatique moderne, né sur la 4CV

Renault 4CV / Dauphine · 1947–1961 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une innovation présentée sur la 4CV dès 1954

L'embrayage automatique électromagnétique Ferlec, étudié et mis au point par Ferodo, est présenté au Salon de l'automobile de Paris de 1954 comme équipement expérimental, avant d'être proposé au catalogue de la 4CV l'année suivante. La production en série ne débute réellement qu'en septembre 1956, à raison d'environ trois cents véhicules équipés par mois, en option sur tous les modèles de la gamme.

Le principe technique

Le système supprime la pédale d'embrayage classique au profit d'un simple interrupteur placé sous le levier de vitesses. Le serrage du disque de friction entre les deux plateaux d'embrayage est assuré par l'action d'un électro-aimant alimenté par la dynamo (en 6 V sur la plupart des versions — voir 6 volts ou 12 volts ? L'électricité de la 4CV et de la Dauphine selon les marchés et versions) : dès que le conducteur touche le levier de vitesses, l'embrayage se désaccouple automatiquement (d'où la consigne de ne jamais laisser la main dessus en roulant). Un bouton inverseur, placé sous le tableau de bord, permet de brancher volontairement l'embrayage sur la batterie pour profiter du frein moteur en descente prolongée ou pour immobiliser le véhicule en côte. Extérieurement, le dispositif se signale par une inscription « Embrayage Automatique Ferlec » apposée sur le capot arrière.

Selon Dominique Goemaere, président du club de propriétaires DAUPH'STOCK (cité par planeterenault.com), il a existé sur la Dauphine une seconde version, plus poussée, dite « robotisée » : elle conservait une boîte à trois rapports tous synchronisés, mais celle-ci était actionnée par un « robot » qui gérait à la fois l'embrayage et le passage des rapports en fonction de plusieurs paramètres (position de la pédale d'accélérateur, régime moteur, effort demandé…). La commande se faisait alors non plus par un levier classique mais par un clavier à touches (1, 2, D, N, R) logé à la place de la boîte à gants gauche, à la manière d'une boîte automatique moderne — un système que Goemaere décrit comme « l'ancêtre de la Twingomatic », et qui aurait également été monté sur les Renault 8 et 10 ultérieures.

Une suppression de pédale d'embrayage précoce dans l'histoire automobile

La suppression de la pédale d'embrayage sur une petite voiture de grande série marque, selon Wikipédia FR, une étape importante dans l'évolution pratique de l'automobile populaire — bien avant la généralisation des boîtes automatiques à convertisseur de couple sur les segments d'entrée de gamme. Le dispositif équipe notamment la 4CV Pie de la police parisienne (voir Renault 4CV « Pie » — la voiture de la police parisienne) et reste disponible en option sur la Dauphine dès son lancement de 1956, moyennant un supplément de prix de 30 000 francs à l'époque (voir Le lancement de la Renault Dauphine — Ajaccio, Palais de Chaillot et Salon de Genève (1956)). Sur la Dauphine, il coexiste ensuite avec une véritable boîte automatique à coupleur Jaeger, apparue en 1963 — voir Les boîtes de vitesses de la Dauphine — de la 3 rapports à l'automatique Jaeger pour la suite de cette évolution.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org + renault4cv.fr + planeterenault.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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