Le Coupé P5 (1962) — quatre portes pleines sous une silhouette de faux cabriolet
Une audace stylistique inattendue sur une voiture institutionnelle
À l'automne 1962, en même temps que le passage à la Mark II, Rover dévoile une variante de carrosserie qui tranche radicalement avec l'image très sage de la P5 : le Coupé, dont le pavillon est abaissé d'environ 6 centimètres par rapport à la berline standard, avec des montants de custode nettement amincis — un traitement qui donne, une fois les vitres relevées, l'illusion d'un toit rigide sans montant central, comme sur un véritable hardtop deux portes. Le détail le plus surprenant de cette variante est que, contrairement à l'immense majorité des carrosseries commercialisées sous l'appellation « coupé », elle conserve intégralement les quatre portes pleines de la berline, sans perdre ni longueur ni largeur par rapport à cette dernière — un tour de force stylistique signé David Bache, considéré par de nombreux observateurs comme l'une de ses réussites les plus abouties.
Une clientèle qui privilégie la finition plus que la rareté
Le Coupé se distingue également par une présentation intérieure plus cossue que la berline standard, souvent associée à des combinaisons de teintes à deux tons du plus bel effet. Il reste toutefois nettement minoritaire dans la production totale de la P5 : sur la Mark II par exemple, 5 482 coupés sont assemblés contre 15 676 berlines — un ratio d'environ un quart, qui se maintient globalement sur les générations suivantes (voir De la Mark I à la Mark III — l'évolution de la P5 à six cylindres et l'arrivée du Coupé en 1962 et Bilan chiffré — 130 312 P4 et 69 141 P5/P5B, des totaux qui font consensus).
Une carrosserie qui survit sans changement jusqu'au V8
Le dessin du Coupé traverse sans changement notable le passage au V8 en 1967 : la P5B Coupé, sur la même base stylistique, devient d'ailleurs l'une des déclinaisons les plus recherchées aujourd'hui par les collectionneurs, combinant la rareté relative de la carrosserie coupé et la sportivité comparative apportée par le moteur V8 (voir Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez Rover).
Voir aussi
- La P5, première Rover à carrosserie autoporteuse — le tournant monocoque de 1958
- De la Mark I à la Mark III — l'évolution de la P5 à six cylindres et l'arrivée du Coupé en 1962
- Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez Rover
- Guide d'achat P5/P5B — distinguer les générations, situer les prix actuels
- Site source
- en.wikipedia.org ; oldmotors.net ; mid-century-living.com
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Rover_P5 ↗
- Bilan chiffré — 130 312 P4 et 69 141 P5/P5B, des totaux qui font consensusRover P4 & P5 · Achat administratif
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