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§ 02 · Moteur

Le Saxomat — comment fonctionnait l'embrayage semi-automatique optionnel de la Saab 93

Saab 92, 93, 95 · 1949–1956 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Un dispositif allemand, pas une invention Saab

La fiche Saab 93, 93B, 93F et GT750 (1955-1960) — le passage au trois-cylindres (saab-96/) mentionne déjà, en une phrase, l'apparition en 1957 de l'embrayage automatique Saxomat en option sur la Saab 93, « déjà utilisé par DKW et Volkswagen ». Cette fiche détaille le fonctionnement réel de ce dispositif, développé en 1956 par l'équipementier allemand Fichtel & Sachs, et dont la vocation est de permettre de changer de vitesse sans pédale d'embrayage tout en conservant une boîte manuelle classique — par opposition à une transmission automatique à convertisseur de couple, bien plus coûteuse et rare à cette époque sur des voitures populaires.

Deux mécanismes indépendants combinés

Le Saxomat combine en réalité deux systèmes distincts :

  • un embrayage centrifuge, qui se referme automatiquement au-dessus d'un certain régime moteur, sous l'effet de masselottes tournantes fonctionnant sur le même principe qu'un régulateur centrifuge classique ;
  • un embrayage servo-assisté, piloté par un interrupteur électrique placé sous le pommeau du levier de vitesses : dès que le conducteur touche le levier pour changer de rapport, une électrovanne libère la dépression d'admission stockée dans un réservoir tampon, ce qui débraye momentanément le système.

En pratique, le conducteur n'a plus qu'à lever le pied de l'accélérateur pour débrayer (le régime moteur chutant sous le seuil d'engagement centrifuge) et à ré-accélérer pour ré-embrayer — l'unique geste requis au démarrage en côte ou à l'arrêt étant d'appuyer sur l'accélérateur, sans intervention sur un troisième pédalier.

Un équipement largement diffusé dans l'industrie ouest-allemande, jamais dominant

Le Saxomat n'est pas une exclusivité Saab : on le retrouve, sous des noms commerciaux parfois différents, sur la Fiat 1800, la Lancia Flaminia, la Borgward Isabella, la Goliath/Hansa 1100, l'Auto Union 1000, la Ford Taunus, la Trabant, ainsi que sur certains modèles BMW, Opel (rebaptisé Olymat), Steyr-Puch, NSU, Glas et Volkswagen — Trabant et Wartburg utilisant pour leur part le nom Hycomat. Malgré cette diffusion large à l'échelle de l'industrie automobile ouest-allemande des années 1950, le dispositif ne rencontre jamais un succès commercial massif auprès du grand public, supplanté à terme par la généralisation progressive de véritables transmissions automatiques.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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