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§ 02 · Moteur

Le moteur deux-temps trois-cylindres Saab — architecture et évolution 1955-1968

Saab 96 & Saab 99 · 1960–1980 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un trois-cylindres né avec la 93, généralisé sur la 96

Le trois-cylindres deux-temps de 748 cm³ apparaît en 1955 sur la Saab 93 (voir Saab 93, 93B, 93F et GT750 (1955-1960) — le passage au trois-cylindres), en remplacement du deux-cylindres 764 cm³ de la 92. Sur la Saab 96 (1960), sa cylindrée passe à 841 cm³ pour 38 ch à 4 250 tr/min et 79 Nm à 3 000 tr/min — un taux de compression de 7,3:1, une culasse en aluminium sur bloc fonte, un vilebrequin à quatre paliers et un carburateur Solex 4UAI ou BI monté en position descendante. La puissance grimpe à 40 ch en 1965, puis à 42 ch en 1966 grâce à la généralisation du carburateur triple corps Solex déjà utilisé sur les versions sportives (voir plus bas), le corps central assurant à lui seul démarrage, ralenti et petites charges, avec un axe de papillon commun aux trois corps pour limiter les problèmes de synchronisation.

La version sportive Sport/Monte Carlo 850 : jusqu'à 52 ch

Une version renforcée à triple carburateur et injection d'huile séparée (au lieu du mélange essence-huile classique) équipe les modèles sportifs commercialisés sous le nom Saab Sport en Suède, Monte Carlo 850 à l'export à partir de 1966 (voir Saab 96 (1960-1980) — histoire et évolution complète du modèle). Elle développe 52 ch, grâce à une culasse modifiée et des masses d'équilibrage de vilebrequin remplies pour élever le taux de compression global.

Pourquoi un moteur deux-temps a besoin d'une roue libre

Un deux-temps à lubrification par mélange (« petroil ») a besoin d'une quantité d'huile proportionnelle à son régime moteur, mais le dosage réel d'huile délivré dépend en réalité de l'ouverture du papillon des gaz : à régime élevé et papillon fermé — typiquement en roue libre dans une longue descente — l'huile disponible devient insuffisante et le moteur risque le grippage. C'est cette contrainte précise, documentée noir sur blanc par plusieurs sources techniques, qui impose l'ajout d'un dispositif de roue libre sur toute la gamme deux-temps Saab : le détail complet de ce mécanisme (et de son maintien surprenant sur les moteurs quatre-temps) fait l'objet de La roue libre Saab — un dispositif de transmission au service de la lubrification moteur.

De l'injection séparée à l'auto-mélange : l'évolution de la lubrification

Dans les modèles hauts de gamme et sur les dernières générations de deux-temps, l'injection directe d'huile depuis un réservoir séparé, dosée en fonction du régime moteur plutôt que de l'ouverture du papillon, permet de s'affranchir totalement du mélange manuel essence-huile — une évolution déjà amorcée dès la 93B (1957), où le réservoir passe à l'auto-mélange et le dosage d'huile est réduit de 4 % à 3 % (voir Saab 93, 93B, 93F et GT750 (1955-1960) — le passage au trois-cylindres).

Fin de carrière et cohabitation avec le V4

Le deux-temps reste commercialisé en parallèle du nouveau V4 Ford (voir Le V4 Ford Taunus sur la Saab 96 — pourquoi ce moteur et pas un autre) jusqu'en 1968, Saab estimant qu'une partie de sa clientèle fidèle continuerait à le réclamer malgré l'arrivée du quatre-temps. Sur le marché américain, où le moteur est commercialisé sous le nom « Shrike », sa cylindrée est même réduite à 795 cm³ pour le millésime 1968, afin de rester sous le seuil de 50 pouces cubes (819 cm³) exemptant certains moteurs des nouvelles réglementations antipollution locales — un exemple net de réglementation façonnant directement une fiche technique.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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