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§ 12 · Culture documentation

Témoignage — 56 ans chez Škoda à Kvasiny, de l'atelier au musée

Škoda 105/120/Rapid et Favorit · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Publié par Škoda Storyboard à l'occasion du 25ᵉ anniversaire de l'entrée dans le groupe Volkswagen, ce témoignage individuel offre un éclairage humain rare sur la vie quotidienne d'un ouvrier de l'usine de Kvasiny à travers un demi-siècle d'histoire de la marque — de l'économie planifiée à l'intégration au groupe Volkswagen.

Bohuslav Čtvrtečka, une vie entière chez Škoda

Entré chez Škoda en 1959 à l'âge de 16 ans comme contrôleur qualité, Bohuslav Čtvrtečka passera 46 ans en poste avant de devenir, à sa retraite, guide au musée de l'usine de Kvasiny pendant dix années supplémentaires — soit 56 années de présence continue liées à la marque. Kvasiny, qu'il décrit comme l'usine « prestige » du groupe, se voit confier historiquement la fabrication des modèles spéciaux — quand Mladá Boleslav produit les modèles standards, Kvasiny fabrique « ce qui était désiré » plutôt que « ce qui était nécessaire », selon sa propre formule.

Une anecdote inattendue : le cabriolet Felicia et la demande occidentale

Le témoignage documente un épisode révélateur, à contre-courant du récit habituel d'un bloc de l'Est technologiquement fermé sur lui-même : le cabriolet Škoda Felicia (1959-1965), assemblé à Kvasiny et présenté comme « probablement la seule voiture de ce type dans tout le bloc de l'Est », connaît un authentique succès commercial en Europe de l'Ouest. Un concessionnaire ouest-allemand qui importait ces cabriolets pour les revendre en Allemagne convainc directement la direction de Kvasiny, à force d'insistance, de prolonger la production d'une année supplémentaire après l'arrêt initialement prévu en 1963 — la dernière Felicia cabriolet ne sortant finalement des chaînes qu'au début de 1965, avec des finitions haut de gamme (bois, cuir, matériaux de qualité export). Cette anecdote illustre concrètement qu'une demande occidentale réelle pouvait, à la marge, infléchir des décisions de production dans une économie officiellement planifiée.

Un parcours automobile personnel qui traverse toute l'histoire de la marque

Le témoin documente aussi son propre parcours de propriétaire : une Octavia de 1963 achetée d'occasion en 1971, puis plusieurs Škoda successives dont une Favorit et des Felicia récentes, avant de revenir, une fois à la retraite, à une Octavia Combi de 1965 en cours de restauration personnelle — et de rouler au quotidien avec une Octavia break 1.9 Diesel affichant plus de 300 000 km au compteur d'origine, y compris son système d'échappement resté d'origine.

Une conclusion personnelle sur la transformation de la marque

Interrogé sur les grands bouleversements traversés — la chute du régime communiste puis le rachat par Volkswagen (voir Le rachat par Volkswagen (1990-1991) — l'appel d'offres qui a opposé VW à l'alliance Renault-Volvo) —, le témoin résume ainsi son expérience : « le monde s'est ouvert à nous avec Volkswagen comme partenaire » — évoquant l'accès à une technologie de pointe, à de nouveaux marchés, et une automatisation croissante de la production qui, contrairement à une crainte répandue, n'a pas fait disparaître d'emplois à Kvasiny mais s'est au contraire accompagnée d'une augmentation des effectifs, portée par une demande en forte croissance.

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Provenance de cette fiche
Site source
Škoda Storyboard (site presse officiel)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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