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§ 01 · Histoire et modèles

Janvier 1959 — le lancement de l'Octavia et le double sens de son nom

Škoda Octavia (1959-1971) et Felicia · 1959–1971 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

En janvier 1959, la première Škoda Octavia à deux portes sort des chaînes de l'usine principale de Mladá Boleslav — pendant plusieurs semaines, elle y est même assemblée en parallèle de ses devancières directes, les Škoda 440 et 445 (voir Genèse — de la commande d'État de 1952 aux Škoda 440/445/450 « Spartak »), preuve que la bascule commerciale ne s'est pas faite du jour au lendemain.

Un nom latin à double sens, revendiqué par la marque elle-même

Le nom « Octavia » dérive du numéral latin octava, « la huitième ». Selon la documentation officielle du constructeur, ce choix recouvre en réalité deux significations superposées, toutes deux mises en avant par Škoda :

  • il s'agit du huitième modèle produit par la marque depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945) ;
  • il s'agit aussi, sur un plan plus technique, du huitième véhicule de la marque à bénéficier d'une architecture avancée pour l'époque.

⚠️ Sur ce second point technique, deux communiqués officiels de Škoda Storyboard, publiés à cinq ans d'intervalle, ne formulent pas exactement le même critère : celui du 60ᵉ anniversaire (2019) évoque la huitième Škoda à bénéficier de la suspension indépendante aux quatre roues, une technologie que le constructeur situe dès 1933 ; celui du 65ᵉ anniversaire (2024) évoque plutôt la huitième Škoda combinant châssis-poutre central, suspension avant indépendante et moteur quatre cylindres. Les deux formulations ne sont pas nécessairement incompatibles, mais elles ne désignent pas exactement le même critère technique — consigné sans arbitrage dans sources/verification-croisee.md.

Les nouveautés techniques de 1959

Par rapport aux 440/445 qu'elle remplace, l'Octavia introduit un changement notable : l'essieu avant, jusque-là à ressort à lames, passe à des ressorts hélicoïdaux combinés à des amortisseurs télescopiques, améliorant sensiblement le confort et la tenue de route. En cours d'année 1959, la voiture reçoit également des phares asymétriques, une avancée en matière de sécurité active pour l'époque.

Le modèle de base reprend un quatre-cylindres de 1,1 litre développant 29,4 kW (40 ch), transmis aux roues arrière via une boîte quatre vitesses, pour une vitesse de pointe de 110 km/h et une consommation moyenne annoncée de 7,7 l/100 km. La même année, Škoda complète l'offre avec l'Octavia Super, dotée d'un 1,2 litre de 33 kW (45 ch) portant la vitesse de pointe à 115 km/h.

Une gamme rapidement demandée, en Tchécoslovaquie comme à l'export

Dès son lancement, l'Octavia rencontre une demande soutenue, aussi bien sur le marché intérieur qu'à l'exportation — un succès qui prolonge directement celui déjà observé sur la 440 (voir Genèse — de la commande d'État de 1952 aux Škoda 440/445/450 « Spartak ») et qui sera bientôt décliné en version sportive (voir Genève 1960 — l'Octavia Touring Sport, la version homologuée pour la compétition) et en version break (voir Octavia Combi (1961-1971) — le break qui a survécu sept ans à sa propre berline).

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Provenance de cette fiche
Site source
Škoda Storyboard (site presse officiel du constructeur)
Date d'extraction
13 sept. 2026
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