L'histoire du STOA — d'un bar de San Leandro au retour d'Ian Garrad, « père du Tiger »
Le plus ancien et le plus actif des clubs dédiés au modèle naît, comme souvent dans l'histoire automobile, d'une poignée de propriétaires se retrouvant autour d'un verre — bien avant que le Tiger ne devienne une valeur sûre de collection.
Un club né dans un bar de la baie de San Francisco
En mai 1969, quelques propriétaires de Tiger commencent à se retrouver régulièrement dans un bar-restaurant de San Leandro, en Californie, aujourd'hui disparu. L'association qu'ils fondent alors, d'abord appelée Bay Area Sunbeam Tiger Owners Association, concentre ses premiers efforts sur la recherche de sources d'approvisionnement et de remises pour les pièces de performance — ses membres fondateurs étant particulièrement actifs en autocross, en drag racing et en conduite sportive sur route ouverte. À mesure que l'adhésion s'étend bien au-delà de la seule région de la baie, le préfixe « Bay Area » est abandonné au profit du nom définitif, Sunbeam Tiger Owners Association (STOA).
Le retour d'Ian Garrad, « père du Tiger »
En 1974, le club organise le tout premier Tigers United, un rassemblement annuel réunissant les clubs et passionnés de Tiger de toute la côte ouest américaine et au-delà, devenu depuis l'événement de référence de la marque aux États-Unis. C'est lors de la troisième édition de Tigers United que STOA organise la toute première apparition publique d'Ian Garrad, l'homme à l'origine du projet auprès de Carroll Shelby (voir La genèse du Tiger — Brabham, les Garrad père et fils, et le projet monté en secret avec Shelby et Miles), déjà surnommé par les passionnés « le père du Tiger ». Cette rencontre ravive durablement son intérêt pour le modèle, les clubs et la communauté de passionnés, jusqu'à sa mort en 1986 ; son épouse Laura entretient ensuite une relation étroite avec le club et les événements Tigers United jusqu'à son propre décès.
Une activité éditoriale et technique continue
Dès 1977, STOA publie son premier manuel de conseils techniques (« Tech Tip Manual ») pour les propriétaires de Tiger, une activité de publication technique poursuivie depuis. Le club édite également une lettre d'information, Tiger Tracks, environ dix fois par an, mêlant calendrier d'événements, récits de membres et contenu technique.
Une association devenue internationale grâce à l'authentification
À partir du début des années 1990, STOA formalise son travail d'authentification des Tiger (voir Le programme TAC — comment le club américain traque les fausses Tiger depuis 1992) au travers du comité TAC, aujourd'hui doté d'inspecteurs formés dans plusieurs régions des États-Unis ainsi qu'à Sydney, en Australie — une base de données qui approche aujourd'hui les 900 châssis authentifiés sur un total d'environ 7 085 Tiger jamais produits.
Voir aussi
- La genèse du Tiger — Brabham, les Garrad père et fils, et le projet monté en secret avec Shelby et Miles
- Le programme TAC — comment le club américain traque les fausses Tiger depuis 1992
- Panorama des clubs Sunbeam Tiger et Alpine — d'une côte américaine à l'autre, et au-delà
- Le dernier Tiger, les Tiger de la police londonienne, et les rares Mark II à conduite à droite
- Site source
- sunbeamtiger.org (Sunbeam Tiger Owners Association — page « History of STOA », par Tom Hall)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Le programme TAC — comment le club américain traque les fausses Tiger depuis 1992Sunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Achat administratif
- La genèse du Tiger — Brabham, les Garrad père et fils, et le projet monté en secret avec Shelby et MilesSunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Histoire et modèles
- Le dernier Tiger, les Tiger de la police londonienne, et les rares Mark II à conduite à droiteSunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Histoire et modèles
- Panorama des clubs Sunbeam Tiger et Alpine — d'une côte américaine à l'autre, et au-delàSunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Achat administratif