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§ 13 · Achat administratif

Décoder un numéro de châssis de Tiger — SAL, JAL, et les suffixes qui trahissent son histoire

Sunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Pour un acheteur, savoir lire un numéro de châssis de Tiger permet souvent d'éviter les pièges les plus grossiers avant même de faire appel à une authentification TAC complète (voir Le programme TAC — comment le club américain traque les fausses Tiger depuis 1992).

SAL contre JAL : la première vérification

La distinction la plus fondamentale tient à un simple préfixe de deux lettres sur la plaque de la caisse : SAL (« Sunbeam Assembly Line ») identifie une caisse d'Alpine, tandis que JAL (« Jensen Assembly Line ») identifie une caisse de Tiger authentique, assemblée sur les chaînes de Jensen à West Bromwich (voir Pourquoi Jensen plutôt que Shelby ? L'assemblage du Tiger à West Bromwich). Une voiture présentée comme Tiger mais portant une plaque SAL doit immédiatement éveiller la méfiance de l'acheteur — sauf à correspondre à l'un des rares prototypes de développement antérieurs à la production en série, eux-mêmes bien documentés par les clubs de marque.

Les préfixes numériques par génération

Le numéro de châssis proprement dit permet de dater précisément un exemplaire : les Mark I portent un préfixe B947XXXX, les Mark IA un préfixe B382XXXXXX, et les Mark II un préfixe B382100XXX (voir le détail complet des trois générations dans Mark I, Mark IA, Mark II — les trois visages du Tiger et la bataille des chiffres de production). Tous les numéros de châssis de Tiger se terminent par les lettres « FE », pour « Ford Engine ».

Les suffixes qui précisent la configuration d'origine

Au-delà du préfixe de génération, deux groupes de suffixes complètent l'identification. Le premier groupe indique des options : « GT » signale un hard-top et une housse de coffre sans capote souple, associés à une finition intérieure supérieure ; « OD » signale une boîte à overdrive. Le second groupe, composé de cinq lettres, précise le marché de destination et la configuration : « H » pour le marché domestique britannique, « R » pour l'export en conduite à droite, « L » pour l'export en conduite à gauche, une seconde lettre « R » signalant la carrosserie roadster à capote souple, et une dernière lettre précisant d'éventuelles spécifications particulières — « O » pour standard, « X » pour non standard, « P » pour une spécification police (voir Le dernier Tiger, les Tiger de la police londonienne, et les rares Mark II à conduite à droite).

Une lecture utile, mais qui ne remplace pas une inspection physique

Ce décodage permet de repérer rapidement une incohérence grossière — un numéro SAL sur une voiture vendue comme Tiger, ou une configuration RHD improbable en dehors des lots connus (police métropolitaine, quelques concessionnaires britanniques) — mais ne dispense pas d'une inspection physique de la caisse elle-même : c'est précisément la raison d'être du programme TAC, qui va au-delà de la simple lecture de plaque pour vérifier les techniques d'assemblage propres au Tiger (voir Une caisse Tiger depuis l'origine — l'enquête technique qui a mis fin à un mythe de conversion).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com (Craig Fitzgerald, 18 octobre 2021, citant Sunbeam Specialties Inc.)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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