Phares escamotables, feux fixes sous Plexiglas et toit à double bulle — l'anatomie d'une face avant unique
Une face avant à double système d'éclairage
Le 2000GT partage avec sa petite sœur la Toyota Sports 800 (voir La Toyota Sports 800, petite sœur du 2000GT — le « Yota-Hachi » de mars 1965) une signature avant reconnaissable : deux feux fixes, montés derrière des caches en Plexiglas, encadrant de part et d'autre l'écope centrale de calandre. Sur le 2000GT, ces feux couverts font office de feux de brouillard, tandis que l'éclairage principal est assuré par des phares dissimulés sous des capots escamotables, logés sous le bord d'attaque du capot.
Pourquoi des phares escamotables ? Deux explications complémentaires
Le musée automobile Toyota justifie ce choix par un souci esthétique et fonctionnel : conserver une hauteur de nez basse et élégante tout en respectant la hauteur minimale réglementaire des feux. Revs Institute apporte un éclairage complémentaire, orienté vers l'exportation : des phares escamotables supplémentaires auraient spécifiquement été ajoutés pour satisfaire la réglementation américaine imposant une hauteur minimale de feux — une préoccupation cohérente avec l'ambition internationale du modèle dès sa conception (voir Un halo car avant l'heure — le rôle du 2000GT dans la construction de l'image internationale de Toyota). Les deux explications ne s'excluent pas : la solution technique retenue pouvait répondre simultanément à un objectif de style et à une contrainte réglementaire à l'export.
Un toit à double bulle inspiré des carrossiers italiens
Le pavillon fastback, extrêmement bas — à peine 1 160 mm de hauteur totale pour le modèle d'origine (1 104 mm pour la version roadster du film Bond, voir Sean Connery, un habitacle trop étroit et deux Spider construits en quinze jours — l'anecdote vérifiée) — adopte une forme à double bulle destinée à dégager l'espace nécessaire aux têtes des deux occupants, une solution stylistique que Revs Institute rapproche explicitement des grandes carrosseries Zagato de la même époque.
Une carrosserie en aluminium, des pare-chocs minimalistes
La carrosserie de série est en aluminium. Les pare-chocs, réduits au strict minimum, sont chromés pour s'harmoniser avec l'écope de calandre, les poignées de porte, les entourages de vitres et les diverses moulures. À l'arrière, deux paires de feux ronds encadrent une paire de sorties d'échappement centrales.
Voir aussi
- Site source
- supercarnostalgia.com, en.wikipedia.org, automedia.revsinstitute.org, toyota-automobile-museum.jp
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://supercarnostalgia.com/blog/toyota-2000-gt ↗
- Satoru Nozaki et l'ombre de la Jaguar Type E — un design japonais qui assume son influence britanniqueToyota 2000GT · Carrosserie
- La Toyota Sports 800, petite sœur du 2000GT — le « Yota-Hachi » de mars 1965Toyota 2000GT · Histoire et modèles
- Le savoir-faire artisanal de Yamaha au service de la carrosserie — des bateaux aux instruments de musiqueToyota 2000GT · Carrosserie
- Sean Connery, un habitacle trop étroit et deux Spider construits en quinze jours — l'anecdote vérifiéeToyota 2000GT · Culture documentation
- Un halo car avant l'heure — le rôle du 2000GT dans la construction de l'image internationale de ToyotaToyota 2000GT · Culture documentation