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§ 02 · Moteur

Le petit quatre-cylindres OHV Viva — de 1 057 à 1 256 cm³, une base d'origine Opel agrandie

Vauxhall Viva · 1963–1979 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une origine Opel méconnue

Le petit moteur quatre-cylindres à soupapes en tête (OHV) qui équipe la Viva sur toute sa carrière (1963-1979) et qui survit bien au-delà, jusque dans la Chevette, trouve son origine dans le développement du bloc de l'Opel Kadett A, mené en commun avec Vauxhall dans le cadre du programme XP-714 (voir La Vauxhall Viva HA (1963-1966) — le retour de Vauxhall sur le marché compact). Prévu à l'origine pour une cylindrée de seulement 699 cm³, ce bloc est porté par Opel à 993 cm³ pour la Kadett A de série ; jugeant cette cylindrée encore insuffisante pour la Viva, Vauxhall l'agrandit à son tour à 1 057 cm³ — la plus petite cylindrée utilisée par la marque sur un modèle de série depuis 1904, mais suffisante, combinée à la légèreté de la HA, pour offrir le meilleur rapport poids/puissance de sa catégorie en 1963.

Deux niveaux de compression au lancement, une évolution continue

Sur la HA, le moteur est disponible en deux réglages : 47,5 ch (taux de compression 7,3:1) ou 50,1 ch (8,5:1) selon GM Authority — les chiffres cités par ailleurs (54 ch) correspondant vraisemblablement à une méthode de mesure ou un marché différent, sans que les sources ne permettent de trancher précisément cette légère divergence de présentation. Sur la HB (1966), la cylindrée grimpe à 1 159 cm³, avec une version tuned « 90 » à carburateur Zenith-Stromberg CD150 (voir La Vauxhall Viva HB (1966-1970) — le style « Coke bottle » et l'indépendance technique d'Opel). Sur la HC (à partir de fin 1971), le bloc atteint sa cylindrée finale de 1 256 cm³, qui reste la plus répandue de toute la lignée Viva compte tenu de sa très longue carrière de production (voir La Vauxhall Viva HC (1970-1979) — la dernière Vauxhall entièrement britannique).

Une carrière qui dépasse largement celle de la Viva elle-même

Ce petit OHV ne disparaît pas avec l'arrêt de la Viva en 1979 : il équipe, en version 1 256 cm³, la nouvelle Chevette dès 1975 en lieu et place des blocs 1 196 cm³ produits par Opel pour la Kadett C (voir La Vauxhall Chevette (1975-1984) — la remplaçante de la Viva, cousine britannique de la Kadett C), ainsi que le fourgon Bedford HA/Chevanne jusqu'au début des années 1980 (voir Le Bedford HA (1963-1983) — le fourgon qui a survécu à trois générations de Viva) — perpétuant ainsi, sous le capot d'une carrosserie entièrement nouvelle, une lignée mécanique conçue quinze ans plus tôt en collaboration avec Opel.

Un point de vigilance pratique pour la restauration

Selon le guide d'achat de Classics World (voir Guide d'achat Viva HB/HC — cotes, points de contrôle et pièges de restauration), ce moteur, bien que globalement fiable et endurant, peut se montrer fatigué à un kilométrage relativement modeste en cas d'entretien négligé : fumée bleue au démarrage et à l'accélération, ronflement en régime bas, sont les signes classiques à surveiller lors d'un achat, l'entretien régulier de la vidange restant le facteur déterminant de sa longévité.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, gmauthority.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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