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§ 01 · Histoire et modèles

La Vauxhall Chevette (1975-1984) — la remplaçante de la Viva, cousine britannique de la Kadett C

Vauxhall Viva · 1963–1979 · 4 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le vrai lien entre la gamme Viva et l'Opel Kadett C

Contrairement à la Viva HC, dont la parenté technique se limite à l'Opel Ascona A (voir la clarification apportée dans La Vauxhall Viva HC (1970-1979) — la dernière Vauxhall entièrement britannique), c'est bien la Chevette, lancée en mai 1975 pour succéder à la Viva vieillissante, qui constitue la véritable déclinaison britannique de la plateforme mondiale « T-car » de General Motors, bâtie sur l'Opel Kadett C — dont la genèse technique complète, déjà traitée en détail dans le dossier opel-manta/ de ce corpus, n'est pas reprise ici (voir Opel Kadett C (1973-1979) — la Kadett devenue voiture mondiale et Kadett C et Manta B — cousinage technique ou simple contemporanéité ?). La famille T-car inclut également, à travers le monde, l'Isuzu Gemini (Japon), la Holden Gemini (Australie), la Chevrolet Chevette (États-Unis, Canada, Brésil, Colombie, Équateur, Argentine) et, en Amérique du Nord, les déclinaisons Pontiac Acadian/T1000.

Le projet Chevette naît d'une fusion budgétaire : Vauxhall travaillait de son côté sur un projet de petite voiture propre, provisoirement appelé « Baby R » puis désigné « S-car » par General Motors, mais la direction du groupe choisit, pour des raisons de coûts, d'abandonner ce développement autonome et de fusionner ses études de style avec le programme T-car déjà engagé pour la Kadett C — le style de hayon étudié pour le S-car étant malgré tout récupéré et développé en interne par Vauxhall, ce qui explique que le becquet arrière et les feux du hayon Chevette, conçus à Luton, aient ensuite été repris tels quels par Opel elle-même sur son propre Kadett City (voir Opel Kadett C (1973-1979) — la Kadett devenue voiture mondiale).

Un avant redessiné, un moteur Viva conservé

Bien que mécaniquement très proche de la Kadett C (suspension avant à double triangulation, propulsion, suspension arrière à barre Panhard et essieu rigide sur ressorts hélicoïdaux — reprises sans modification), la Chevette se distingue visuellement par un avant totalement redessiné, au nez aérodynamique librement inspiré de la Firenza HP « Droopsnoot » (voir La Firenza HP « Droopsnoot » (1973-1975) — l'aérodynamique change le style Vauxhall) et lui-même indirectement inspiré, selon Wikipédia, de la Pontiac Firebird — au point que le public britannique de l'époque, selon Autocar (juin 1976), ne fait pas immédiatement le lien avec la Kadett C. Elle reprend surtout, en lieu et place des blocs 1 196 cm³ produits par Opel, le moteur 1 256 cm³ OHV hérité de la Viva HC — un choix qui perpétue directement, sous une carrosserie entièrement nouvelle, la mécanique de base développée pour la génération précédente.

Premier hayon trois portes de fabrication britannique dans sa catégorie, la Chevette est commercialisée à partir du 1er mai 1975, à partir de 1 593£ ; elle domine le marché britannique du hayon compact jusqu'à l'arrivée de la Ford Fiesta fin 1976, dépassant même en ventes des hayons plus grands comme l'Austin Maxi ou le Chrysler Alpine. Berlines deux et quatre portes ainsi que break trois portes rejoignent la gamme à partir de juin 1976 ; la version utilitaire, badgée Bedford Chevanne, prend le relais du vieillissant Bedford HA à partir de septembre 1976 (voir Le Bedford HA (1963-1983) — le fourgon qui a survécu à trois générations de Viva).

Une carrière commerciale qui dépasse son remplaçant

L'arrivée de l'Astra en mars 1980 (rebadgeage de l'Opel Kadett D à traction avant, qui devait initialement remplacer purement et simplement la Chevette) ne met pas fin à la carrière de cette dernière : des difficultés industrielles à Ellesmere Port conduisent Vauxhall à maintenir les deux modèles en parallèle, la Chevette restant au catalogue jusqu'en 1984, largement au-delà de la date à laquelle elle « aurait dû » être remplacée. Elle est même exportée vers l'Allemagne de l'Ouest après l'arrêt local de la Kadett C, vendue chez les concessionnaires Opel sous la seule appellation « Chevette », sans aucun badge Vauxhall ni Opel visible hormis les enjoliveurs de roue et le volant.

Au total, 415 000 Chevette sont vendues au Royaume-Uni entre 1975 et 1984. La fin de sa production marque, selon Wikipédia, « la fin de la production de modèles Vauxhall visuellement distincts de ceux dessinés par Opel » — un jalon supplémentaire dans le processus de convergence détaillé dans L'« Opelisation » de Vauxhall — chronologie du déclin de l'identité technique propre de la marque.

Le programme rallye : Chevette HS et HSR

Vauxhall, dépourvue de politique officielle de compétition sous la tutelle de General Motors, développe néanmoins, via la Dealer Team Vauxhall (voir Dealer Team Vauxhall — Bill Blydenstein, Gerry Marshall et la compétition « sans en avoir l'air »), une version homologuée Groupe 4 baptisée Chevette HS (1978) puis son évolution HSR — traitées en détail dans La Chevette HS et HSR en rallye — le titre britannique de 1979 face à l'Escort.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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