Aller au contenu
§ 06 · Sécurité

La 240 est-elle encore sûre aujourd'hui ? Une nuance nécessaire face aux standards modernes

Volvo 240 · 1974–1993 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une réputation solidement méritée pour son époque, à ne pas transposer telle quelle

La réputation de sécurité de la 240 repose sur des faits vérifiables et vérifiés dans ce corpus (voir Référence NHTSA et taux de mortalité le plus bas de sa catégorie — la réputation de sécurité de la 240 à l'épreuve des chiffres). Elle ne doit cependant pas être confondue, comme le rappelle explicitement le blog spécialisé Car Safety Dance, avec une garantie de sécurité selon les standards de sécurité automobile actuels : la structure de caisse de la 240 reste, jusqu'à l'arrêt de sa production en 1993, une version profondément mise à jour de celle de la 140, elle-même conçue à partir de 1960 — soit une architecture de caisse vieille de plus de trente ans au moment où le dernier exemplaire quitte l'usine.

Une affirmation à traiter avec prudence : le test d'impact décalé rétrospectif

Une affirmation largement reprise sur le web veut que la 240 ait été soumise, en 2002, à un test de choc à impact partiellement décalé (« offset ») à 40 mph par l'IIHS (Insurance Institute for Highway Safety) américain, et qu'elle y ait échoué. Cette affirmation mérite cependant d'être traitée avec circonspection : le lien source cité pour l'établir s'est révélé rompu lors de la vérification pour cette fiche, et aucune trace indépendante d'un tel essai officiel n'a pu être authentifiée avec certitude. 🗳️ Ce point est donc consigné ici comme une affirmation largement répandue mais non confirmée avec une source primaire solide, plutôt que comme un fait établi — voir sources/verification-croisee.md. Ce qui reste en revanche solidement établi et logique : le protocole de choc à impact décalé n'existait tout simplement pas en 1974 (il n'apparaît qu'au début des années 1990), ni la notion de choc latéral avec protection de la tête. Concevoir une caisse pour réussir un test qui n'existe pas encore est par définition impossible pour n'importe quel constructeur, à n'importe quelle époque.

Ce que la 240 n'a jamais eu, et ne pouvait pas avoir

Une liste honnête des absences, déjà détaillée dans Ceintures à toutes les places, airbag et ABS — la sécurité active de la 240 au fil des millésimes, permet de situer précisément la 240 dans l'histoire de la sécurité automobile plutôt que d'en faire un mythe intemporel : pas de contrôle électronique de stabilité (technologie inexistante avant 1995), pas d'airbag latéral ni rideau (inexistants avant 1997), pas de prétensionneur de ceinture, pas d'airbag passager de série, ABS seulement en toute fin de carrière et jamais généralisé hors des États-Unis.

Une conclusion équilibrée

La 240 mérite pleinement sa réputation de voiture en avance sur son temps en matière de sécurité pour la période où elle a été commercialisée — et les statistiques réelles de mortalité le confirment sans ambiguïté (voir Référence NHTSA et taux de mortalité le plus bas de sa catégorie — la réputation de sécurité de la 240 à l'épreuve des chiffres). Mais présenter une architecture de 1974, même remarquablement aboutie pour son époque, comme équivalente aux standards de sécurité automobile du XXIᵉ siècle relèverait de l'erreur d'appréciation plutôt que du constat factuel — une nuance que Volvo elle-même semble avoir fini par faire comprendre, des décennies plus tard, à l'un de ses plus fidèles utilisateurs (voir l'anecdote d'Ingvar Kamprad dans 1993, fin de carrière de la 240 — une succession par la 850 plus progressive qu'il n'y paraît).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
carsafetydance.blogspot.com ; en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci