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§ 12 · Culture documentation

Pantere et Gazzelle — la Giulia au service de l'ordre public italien

Alfa Romeo Giulia · 1962–1978 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une icône du quotidien italien pendant plus d'une décennie

Pendant de nombreuses années, la Giulia équipe en exclusivité, ou presque, les principales forces de l'ordre italiennes : la Police d'État (Polizia di Stato), la Guardia di Finanza (police financière et douanière) et les Carabinieri. Les véhicules de patrouille de la Police héritent du surnom de « Pantere » (panthères), ceux des Carabinieri de « Gazzelle » (gazelles) — deux métaphores animalières censées évoquer la puissance pour l'une, l'agilité pour l'autre. Une vitesse de pointe, une tenue de route et une agilité alors hors du commun pour une berline de ce prix expliquent ce choix, qui vaut à la Giulia un statut d'icône de la vie quotidienne italienne — au point, non sans ironie, d'être également réputée comme la voiture de fuite privilégiée d'une partie de la petite délinquance de l'époque, désireuse de pouvoir semer d'éventuels poursuivants motorisés autrement.

Une plaque d'immatriculation entrée dans la légende

Point d'orgue symbolique de ce statut : la toute première plaque d'immatriculation italienne comportant une lettre, « MI A00000 », est attribuée le 7 avril 1965 à une Giulia TI — une cérémonie à laquelle assiste notamment Giuseppe Luraghi, alors président d'Alfa Romeo (voir De l'artisanat à l'industrie — Rudolf Hruska et l'industrialisation du Portello côté Giulietta pour son rôle antérieur dans l'industrialisation de la marque).

Des équipements de service très spécifiques

Les Giulia Promiscua (break, voir Les carrosseries confidentielles — break Promiscua, Giardinetta et Torpedo présidentiel) affectées à la Police de la route sont aménagées en conséquence : toit ouvrant permettant des prises de vue photographiques en hauteur sur les lieux d'un accident, banquette arrière remplacée par un unique strapontin, espace de chargement dédié à la signalisation routière, aux lampes torches, aux bidons de carburant, à une trousse de premiers secours, à un cric hydraulique, à des cônes de signalisation et à un kit de constat. Plus insolite encore, une version semi-blindée dite « Specializzata », en livrée vert sauge, est affectée à certains commandements de Police : pare-brise blindé en trois sections (la technologie de l'époque ne permettant pas encore de courber un verre blindé), chaînes métalliques anti-crevaison devant les roues avant (déjà utilisées sur l'Alfa Romeo 1900 de Police qui l'a précédée), gyrophare déplacé de son emplacement habituel sur le toit vers la plage arrière, et cloison blindée dissimulée dans le compartiment moteur.

La Guardia di Finanza voit encore plus grand

La Guardia di Finanza (chargée notamment de la lutte contre la contrebande) adopte d'abord la version 1600, avant d'acquérir en 1970 un lot spécifique bénéficiant d'une motorisation exclusive empruntée à l'Alfa 1750 (voir Les 1750 et 2000 Berlina — le haut de gamme bâti sur le plancher Giulia), pour pouvoir rivaliser avec les voitures rapides des contrebandiers de l'époque. Distribuées aux unités mobiles, ces Giulia rendent, selon les sources italiennes consultées, d'excellents services jusqu'à la fin des années 1970.

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Provenance de cette fiche
Site source
it.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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