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§ 01 · Histoire et modèles

La Giulia TI Super (1963-1964) — 501 exemplaires pour aller courir

Alfa Romeo Giulia · 1962–1978 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une« spéciale homologation » avant l'heure

Présentée à la presse sur le circuit de Monza le 24 avril 1963, la Giulia TI Super est une version allégée et gonflée, produite en très petite série dans le seul but de permettre l'engagement de la Giulia en compétition Tourisme. Seuls 501 exemplaires sont fabriqués : 178 en 1963, 323 en 1964. L'homologation FIA et CSAI (fédération italienne) n'intervient officiellement que le 2 mai 1964, ouvrant la voie à un engagement intensif en championnat d'Europe des voitures de tourisme. Elle remporte dès 1963 le championnat d'Allemagne des voitures de tourisme (groupe 1,6 L) sous les couleurs de Hans Braun.

La même mécanique que la Sprint Speciale

Le bloc 1 570 cm³ de la TI Super reprend, sous un code moteur différent, l'exacte configuration montée sur le coupé Sprint Speciale : deux carburateurs horizontaux double corps Weber 45 DCOE, pour 112 ch DIN (129 ch SAE) à 6 500 tr/min, portant la vitesse de pointe au-delà de 185 km/h. Préparées en usine par Autodelta pour la compétition pure, ces mécaniques atteignent jusqu'à 170 ch, de quoi rivaliser avec la Ford Cortina Lotus et la BMW 1800 TI/SA de même puissance.

Une cure d'amaigrissement méthodique

Le poids à sec tombe à 910 kg contre 1 000 kg pour la TI de série, grâce à une longue liste de mesures : grilles perforées remplaçant les phares de route intérieurs, pare-chocs sans butoirs, déflecteurs de vitres avant fixes, lunette arrière en Plexiglas, jantes en alliage magnésium à l'apparence proche des roues en tôle standard pour ne pas attirer l'attention. À bord, le chauffage, les accoudoirs de porte, la poignée de maintien passager, le couvercle de boîte à gants et jusqu'aux cendriers disparaissent ; le levier de vitesses et le frein à main passent au plancher, l'instrumentation en bande est remplacée par un bloc à trois cadrans (vitesse, tours, et un multi-cadran carburant/températures/pression d'huile), et un volant trois branches en aluminium allégé complète l'ensemble. Le freinage passe au disque aux quatre roues, mais les tout premiers exemplaires (jusqu'en août 1964) conservaient encore des tambours. Signes de reconnaissance extérieurs : quadrifogli (trèfles à quatre feuilles) verts sur les ailes avant et le panneau arrière, inscriptions « Giulia TI Super » sur le capot et le coffre. La quasi-totalité des exemplaires sont peints en blanc, à deux exceptions près (une rouge, une grise).

Un mythe à corriger : ce n'était pas la voiture des policiers italiens

Contrairement à une idée largement répandue, les Giulia utilisées par les forces de l'ordre italiennes — les « Pantere » de la Police d'État et les « Gazzelle » des Carabinieri (voir Pantere et Gazzelle — la Giulia au service de l'ordre public italien) — n'étaient pas des TI Super gonflées mais de simples modèles de série. Les tout premiers exemplaires de service reprenaient certes les grilles perforées à la place des phares intérieurs, mais uniquement pour laisser mieux porter le son de la sirène montée derrière — un détail esthétique, pas mécanique. Seules deux authentiques TI Super ont réellement appartenu à la Police italienne, affectées aux écoles de police de Nettuno et de Cesena, à usage pédagogique plutôt qu'opérationnel.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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