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§ 07 · Carrosserie aerodynamique

Un accueil critique glacial à Monza, puis un triomphe commercial

Alfa Romeo Giulia · 1962–1978 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une appréhension de la direction, vite confirmée

La direction d'Alfa Romeo craignait, avant même la présentation du 27 juin 1962, que la ligne radicalement nouvelle de la Giulia ne soit pas bien accueillie par une presse spécialisée habituée aux formes rondes et chromées de la Giulietta, alors modèle très aimé du public italien. Cette appréhension se révèle fondée : dans les jours qui suivent la présentation à la presse sur l'Autodromo de Monza, de nombreux articles expriment perplexité, voire franche hostilité, à l'égard de ce profil jugé étrange, fait d'une accumulation de sculptures convergeant vers une queue jugée « incroyablement tronquée ». Une formule reprise par plusieurs témoins de l'époque résume cette première impression très négative : la voiture aurait, selon certains, littéralement l'air d'avoir été « embouti à l'arrière », comme après une collision.

Quattroruote elle-même se montre partagée

La revue de référence italienne Quattroruote, pourtant peu suspecte de sensationnalisme, publie à l'époque un jugement nuancé mais loin d'être élogieux : une esthétique qualifiée d'originale mais peut-être trop travaillée, un avant réussi mais un arrière jugé excessivement tronqué. Le directeur de la revue, Gianni Mazzocchi, va plus loin en confiant que la ligne de la Giulia TI lui paraît, au premier regard, franchement déconcertante et peu convaincante — tout en reconnaissant que l'œil finit par s'y habituer, et en suggérant que les stylistes ont peut-être poussé trop loin leur recherche d'originalité dans le détail.

Le temps, meilleur juge que la première impression

Ce scepticisme initial se dissipe cependant rapidement. En quelques années, la Giulia TI devient un objet de désir et d'admiration, en Italie comme à l'étranger, portée par ses qualités mécaniques et routières autant que par une ligne à laquelle le public finit par s'habituer puis par s'attacher. Le succès commercial qui suit (plus d'un million d'exemplaires toutes carrosseries confondues sur l'ensemble de la carrière, voir Production et sites d'assemblage — du Portello à Arese, et au-delà de l'Italie) contredit largement, a posteriori, la sévérité du jugement initial porté par une partie de la presse spécialisée en 1962 — un cas d'école de voiture techniquement en avance sur son temps mais d'abord mal reçue sur le plan esthétique, à mettre en regard (par contraste plutôt que par similitude d'accueil) avec le triomphe stylistique immédiat de la Citroën DS en 1955 : voir Un Cx de 0,34 — quand l'aérodynamique dicte la ligne d'une berline familiale pour le détail de cette comparaison.

Une allégation non confirmée à signaler

Une caractérisation familière parfois associée à la Giulia dans la mémoire populaire italienne, le surnom « il gobbone » (le bossu), n'a pu être retrouvée dans aucune des sources consultées lors de cette session, malgré plusieurs recherches ciblées. Ce corpus ne retient donc pas cette appellation comme un fait établi et documenté ; si une source fiable venait à la confirmer ultérieurement, la présente fiche devra être mise à jour en conséquence (voir sources/verification-croisee.md).

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Provenance de cette fiche
Site source
alvolante.it
Date d'extraction
12 sept. 2026
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