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§ 07 · Carrosserie

L'Audi Cabriolet (1991-2000) : le premier toit souple de la marque depuis 1959

Audi 80/90 · 1972–1996 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un cabriolet longtemps annoncé, tardivement livré

Un modèle décapotable dérivé du Coupé B3 était prévu dès la conception de ce dernier, mais il ne voit finalement le jour qu'en mai 1991 — soit près de trois ans après le lancement du Coupé fermé lui-même (octobre 1988). Ce délai s'explique, selon Wikipédia anglophone, par l'ampleur des travaux de renforcement structurel nécessaires : contrairement à un coupé fermé dont le toit participe à la rigidité de la caisse, un cabriolet doit compenser cette perte par un renforcement du plancher et des montants, avec pour l'Audi Cabriolet (Typ 8G) un pare-brise spécifiquement renforcé qui permet de se passer d'un arceau de sécurité apparent.

La première décapotable Audi depuis l'ère Auto Union

L'Audi Cabriolet revêt une signification particulière dans l'histoire de la marque : il s'agit, selon Wikipédia anglophone, du premier toit souple produit par l'entreprise depuis l'Auto Union 1000 Sp de 1959 — un coupé/cabriolet construit par le carrossier Baur de Stuttgart pour le compte d'Auto Union, à une époque où le nom Audi lui-même n'existait pas encore sous sa forme moderne. Ce précédent est déjà documenté dans le dossier consacré à DKW/Auto Union de ce corpus et n'est pas détaillé à nouveau ici — voir 1958-1964, Daimler-Benz aux commandes (dossier DKW/Auto Union). Plus de trente ans séparent ainsi les deux modèles, une durée qui mesure à elle seule combien le segment du cabriolet était resté délaissé par la marque durant l'essentiel de son histoire d'après-guerre.

Une longévité commerciale hors norme

Construit à l'origine sur la base B3, l'Audi Cabriolet connaît une carrière commerciale remarquablement longue au regard des standards de la marque : alors que la berline et le Coupé B3 sont respectivement remplacés dès 1994-1995 par la génération B4 puis par l'Audi A4, le Cabriolet, lui, reste en production jusqu'en août 2000 — recevant au passage les mises à jour esthétiques de la génération B4 dès son lancement, alignant ainsi son horlogerie commerciale sur celle de sa devancière fermée tout en continuant, mécaniquement, à reposer sur la base B3 antérieure.

Une gamme moteur étoffée au fil du temps

Proposé initialement avec le seul 5 cylindres 2,3 litres à 10 soupapes, l'Audi Cabriolet reçoit ensuite le V6 2,8 litres pour le marché américain, puis à partir de 1993 le 4 cylindres 2,0 litres et le V6 2,6 litres du Coupé en Europe (voir Les premiers V6 de l'Audi 80 : les blocs 2,6 et 2,8 litres de la génération B4) — ce 2,0 litre étant lui-même remplacé en 1997 par un nouveau bloc 20 soupapes de 1,8 litre emprunté à l'Audi A4 alors toute nouvelle. Fait notable : contrairement à la quasi-totalité du reste de la gamme 80/90, l'Audi Cabriolet n'a jamais été proposé avec la transmission intégrale quattro, un choix délibéré selon Wikipédia anglophone malgré des études internes en ce sens.

Karmann prend le relais de l'assemblage

À partir de 1997, l'assemblage final de l'Audi Cabriolet est transféré au carrossier Karmann, à Osnabrück — un choix industriel qui accompagne un léger restylage (pare-chocs redessinés avec feux inspirés de la Porsche 911 type 993, projecteurs à lentille) et l'introduction d'éditions spéciales (« Sunline », puis « Final Edition » à partir de 1999 jusqu'à la fin de la production). Au total, environ 71 350 Cabriolets sont construits sur l'ensemble de la carrière du modèle, dont 5 445 vendus aux États-Unis entre novembre 1993 et la fin du millésime 1998.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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