La saison Procar 1980 — Nelson Piquet couronné à la veille de son premier titre mondial
Un calendrier élargi, affranchi de la seule Formule 1
Pour sa seconde et dernière édition, le Procar étoffe son calendrier au-delà du seul giron de la Formule 1 : la saison s'ouvre dès avril à Donington Park (qui compte désormais pour le championnat), inclut deux manches allemandes disputées hors Grand Prix — l'Avusrennen sur l'anneau de vitesse AVUS de Berlin, et une épreuve support du Championnat d'Allemagne (DRM) au Norisring de Nuremberg — avant de retrouver six Grands Prix européens jusqu'à la finale de Imola le 13 septembre 1980.
Un plateau qui annonce déjà les années 1980
Aux côtés des habituels Alan Jones, Jacques Laffite, Didier Pironi et Carlos Reutemann, désignés pilotes principaux pour les manches hors Grand Prix, la saison 1980 voit défiler des noms qui marqueront la décennie suivante : un jeune Alain Prost, engagé pour une manche au Norisring, ainsi que la structure suisse Sauber, alors simple écurie de sport-prototypes et future écurie de Formule 1, qui aligne sa première voiture en compétition sur ce plateau. Helmut Marko, déjà reconverti en patron d'écurie après sa propre carrière de pilote, engage également sa propre structure.
Trois victoires consécutives pour conclure en beauté
Nelson Piquet, engagé par l'équipe d'usine BMW Motorsport, s'impose lors des trois dernières manches de la saison — l'Österreichring, Zandvoort puis Imola — pour décrocher le titre avec 90 points, devant Alan Jones (77 points, régulier tout au long de la saison) et Hans-Joachim Stuck (71 points, vainqueur à Monaco et au Norisring pour Project Four Racing). Ce sacre survient quelques mois seulement avant que Piquet ne remporte son tout premier titre de champion du monde de Formule 1, en 1981, avec l'écurie Brabham.
La fin du championnat, sacrifiée sur l'autel de la Formule 1
Paradoxalement, c'est l'arrivée de BMW elle-même en Formule 1 qui sonne le glas du Procar : dès le début de la saison 1980, BMW annonce son engagement comme motoriste turbo de l'écurie Brabham — précisément celle de Nelson Piquet — à partir de 1982, une décision facilitée par les liens noués avec Bernie Ecclestone, alors patron de Brabham, et avec le dirigeant de BS Fabrications, constructeur de plusieurs châssis Procar. BMW Motorsport concentre alors ses ressources sur ce nouveau programme moteur, et le championnat n'est pas reconduit en 1981 — d'autant que l'homologation Groupe 4 est enfin obtenue entretemps, le 1er décembre 1980 (voir L'homologation Groupe 4 du 1er décembre 1980 — arrivée trop tardive et fin de carrière commerciale), rendant le Procar sans objet réglementaire. Les monotypes du plateau sont revendus à des écuries clientes pour courir en championnat du monde des voitures de sport ainsi qu'en DRM et en IMSA GT américain.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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