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§ 06 · Collection et valeur

Ralph Lauren et les grands collectionneurs modernes de Bugatti d'avant-guerre

Bugatti (Type 35, Type 41 Royale, Type 57) · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà des musées institutionnels comme la Cité de l'Automobile de Mulhouse (voir La collection Schlumpf — comment un empire textile est devenu le plus grand musée automobile du monde) ou le Bugatti Trust britannique (voir Prescott — le club et le trust britanniques gardiens de la mémoire Bugatti depuis 1929), une partie du patrimoine automobile Bugatti d'avant-guerre repose aujourd'hui entre les mains de collectionneurs privés de premier plan — au premier rang desquels le couturier américain Ralph Lauren.

Une collection automobile parmi les plus admirées au monde

Ralph Lauren, fondateur de la maison de couture qui porte son nom, possède l'une des collections automobiles privées les plus respectées au monde, régulièrement montrée dans les plus grands concours d'élégance internationaux. Sa collection compte plusieurs Bugatti emblématiques des années 1930, dont une Type 59 Grand Prix de 1933 — l'ultime monoplace de compétition de l'ère Bugatti indépendante (voir Les autres Bugatti d'avant-guerre — panorama des types 30 à 59) — et surtout le dernier exemplaire produit de la Type 57 SC Atlantic, le « Pope Atlantic » (châssis 57591), l'une des trois Atlantic considérées comme encore existantes aujourd'hui (voir Type 57 SC Atlantic — quatre exemplaires devenus les voitures les plus recherchées au monde et Combien d'Atlantic ont réellement survécu — deux ou trois, selon la définition retenue).

Une pièce jamais mise sur le marché

Contrairement à plusieurs Royale ayant changé de mains à plusieurs reprises au fil des décennies pour des sommes considérables (voir Les six Royale — provenance et destin de chaque exemplaire survivant), l'Atlantic de Ralph Lauren n'a, à la connaissance des sources consultées pour ce corpus, jamais été proposée à la vente depuis son acquisition par le couturier américain. Cette rareté sur le marché contribue directement aux estimations extrêmement élevées attachées au modèle : les Atlantic encore visibles en concours sont couramment valorisées entre 30 et 40 millions de dollars, voire davantage selon les transactions privées, tandis que le quatrième exemplaire disparu, « La Voiture Noire » de Jean Bugatti, est estimé à plus de 100 millions d'euros s'il devait un jour être retrouvé (voir La Voiture Noire — la Bugatti personnelle de Jean disparue depuis 1938).

Un marché de la collection sans équivalent

Le marché des Bugatti d'avant-guerre les plus exceptionnelles — Royale et Atlantic en tête — reste l'un des segments les plus spéculatifs de tout le marché de l'automobile de collection, porté par une rareté absolue (six Royale, quatre Atlantic dont une seule disparue) et par la notoriété exceptionnelle des deux modèles dans la culture populaire de l'automobile de luxe. Les prix atteints lors des ventes successives de la Royale « Coupé de Ville Binder » — d'un peu moins de 50 000 dollars en 1964 à un rachat par Volkswagen AG pour environ 20 millions de dollars en 1999 — illustrent, à eux seuls, l'ampleur de cette appréciation sur un peu plus de trois décennies (voir Les six Royale — provenance et destin de chaque exemplaire survivant pour le détail complet des prix successifs des six châssis).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Auteur du site
contributeurs Wikipédia et presse spécialisée automobile
Date d'extraction
12 sept. 2026
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