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§ 07 · Carrosserie

Superba, Marathon, Town Custom — une seule caisse, plusieurs vocations

Checker Marathon / Checker Motors Corporation · 1961–1982 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Une seule caisse, deux lignes commerciales parallèles

Tout au long de sa carrière, Checker fait cohabiter deux lignées de désignations commerciales bâties sur une seule et même carrosserie et un seul et même châssis : les modèles destinés aux compagnies de taxis (A8, A9, puis A11) et leurs équivalents à destination des particuliers (A10 Superba, puis A12 Marathon), les seconds se distinguant essentiellement par une finition plus soignée plutôt que par une quelconque différence structurelle. La Superba, lancée en 1959, inaugure cette seconde lignée en deux niveaux de finition (Standard et Custom) et deux carrosseries (berline et break) ; elle cède progressivement la place à la Marathon, introduite en 1961 comme évolution directe de la Superba Custom, avant de disparaître complètement du catalogue en 1963 une fois la Marathon pleinement installée comme unique vitrine civile de la marque (voir Naissance de la Marathon — de la Superba à la désignation A11/A12 (1959-1963)).

La Town Custom : la Marathon en habit de gala

À partir de 1963, la gamme s'enrichit d'une version limousine, la Marathon Town Custom (bientôt codifiée A12E), bâtie sur un empattement allongé à 129 pouces contre 120 pour la version standard, capable d'accueillir huit passagers derrière une vitre de séparation isolant le compartiment chauffeur. Les strapontins peuvent, sur cette version, se replier pour libérer une banquette classique à six places lorsque la capacité maximale n'est pas nécessaire. Fait révélateur du degré de finition atteint par cette variante confidentielle : son tarif catalogue dépassait celui de toutes les Cadillac de l'époque, à la seule exception de la plus prestigieuse d'entre elles, la Series 75. Plusieurs exemplaires de cette Town Custom ont d'ailleurs connu un destin diplomatique inattendu : le Département d'État américain en a acquis pour équiper le convoi de son ambassadeur à Moscou, l'ambassadeur Llewellyn E. Thompson ayant fait valoir que les Cadillac alors en dotation supportaient mal les pavés et chaussées dégradées rencontrées en Union soviétique, quand la robustesse Checker, elle, n'y voyait aucun inconvénient.

Le break, parent pauvre des ventes civiles

Le break Marathon (A12W), doté d'un hayon en deux parties et d'une banquette arrière rabattable dégageant un plancher de chargement de 109 par 49 pouces, complète la gamme sans jamais rencontrer un grand succès commercial auprès des particuliers — l'essentiel des ventes de la marque, taxis compris, restant de toute façon dominé par la berline. Sur l'ensemble de la carrière de la marque, la proportion de véhicules vendus à des particuliers plutôt qu'à des compagnies de taxis n'aura jamais dépassé, dans ses meilleures années, qu'environ un cinquième de la production totale (voir Vendre un taxi à des particuliers — le pari (limité) du grand public).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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