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§ 01 · Histoire et modèles

Naissance de la Marathon — de la Superba à la désignation A11/A12 (1959-1963)

Checker Marathon / Checker Motors Corporation · 1961–1982 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La Superba, galop d'essai commercial

Avant même la Marathon, Checker teste sa capacité à séduire une clientèle particulière avec la Superba, lancée à l'automne 1959 dans le seul bassin new-yorkais et néo-anglais avant une diffusion nationale annoncée au salon de l'automobile de Chicago le 8 février 1960. Déclinée en finitions Standard et Custom, en berline comme en break, la Superba reprend l'essentiel de la carrosserie du taxi Modèle A9 mais se distingue par une calandre à section centrale arquée flanquée de deux ailerons chromés, avec des feux de position logés dans des inserts en forme d'étoile. Une évolution esthétique unique intervient en 1962 — pare-chocs avant redessiné et remonté de plusieurs pouces, ailes plus sculptées, calandre « nid d'abeille » pleine largeur remplaçant le motif « starburst » d'origine — mais dès cette date, la vedette est déjà ailleurs : la Superba cède la place à un modèle plus haut de gamme, la Marathon, qui achève de la supplanter en 1963.

Septembre 1960 : un nom pour une philosophie

La Marathon fait ses débuts en septembre 1960, pour l'année-modèle 1961, comme une version enrichie de la Superba Custom, dont elle reprend d'abord le code de caisse A10 (le code A9 restant réservé aux taxis). Elle s'en distingue extérieurement par une calandre pleine largeur à motif nid d'abeille, là où la Superba conserve une calandre plus étroite avec feux de position rentrés, et intérieurement par des finitions plus soignées. Le choix du nom n'est pas anodin : il annonce d'emblée ce qui deviendra l'argument de vente central du modèle pendant les deux décennies suivantes — l'endurance et la longévité plutôt que le style ou le renouvellement (voir Vingt ans sans presque changer — une stratégie, pas un manque de moyens). Checker ne dispose alors d'aucun réseau de concessionnaires à l'échelle nationale comparable à celui des grands constructeurs : l'essentiel de la production continue d'être écoulé auprès des flottes de taxis, la vente aux particuliers restant une activité d'appoint gérée par un réseau de bureaux commerciaux régionaux plutôt que par de véritables concessions dédiées (voir Vendre un taxi à des particuliers — le pari (limité) du grand public).

1963 : une nouvelle nomenclature et l'arrivée de la limousine

Un discret restylage intervient en 1963, accompagné d'un changement de nomenclature qui va perdurer jusqu'à la fin de la production : les taxis reçoivent désormais le code A11, les versions particulières le code A12. La même année voit naître la Marathon Town Custom, une limousine sur un empattement allongé à 129 pouces (contre 120 pouces pour la version standard), pouvant accueillir huit passagers et d'abord badgée A19E avant de devenir l'A12E quelques années plus tard. 1962 restera l'année de production la plus haute de toute l'histoire de la marque, avec 8 173 véhicules assemblés toutes versions confondues (taxis et particuliers) — une performance qui ne sera plus jamais égalée, alors même que les ventes aux particuliers, qui représentent environ 20 % de la production cette année-là (près de 3 000 exemplaires), entament ensuite un lent recul vers 10 % dans les années 1970.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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