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§ 02 · Moteur

Les quatre-cylindres essence de série — 2,0 et 2,4 litres

Chrysler PT Cruiser · 2000–2010 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une base mécanique héritée de la Neon, mais pas copiée telle quelle

Selon le témoignage direct de Chris Theodore, dirigeant du programme d'ingénierie (voir La genèse de la PT Cruiser — Lutz, Theodore, Nesbitt et les séances Rapaille), la parenté entre la PT Cruiser et la Dodge/Plymouth Neon se limite en réalité à très peu d'éléments structurels communs — essentiellement le plancher avant — la plateforme ayant dû être redessinée presque intégralement pour dégager le plancher arrière plat exigé par la classification réglementaire du véhicule (voir « Voiture » ou « camion léger » ? La classification CAFE de la PT Cruiser). Les motorisations essence de base, en revanche, dérivent bien directement de la famille de quatre-cylindres déjà employée sur la Neon, avec des adaptations spécifiques.

Le 2,0 litres, moteur d'entrée de gamme hors États-Unis

Un quatre-cylindres de 2,0 litres à simple arbre à cames en tête (code moteur ECC, également désigné D4RE sur certaines documentations), développant 140 chevaux SAE à 6 500 tr/min pour un couple de 176 N m à 4 800 tr/min, équipe la PT Cruiser sur la plupart des marchés hors États-Unis dès le lancement. Sur le marché européen, il s'agit initialement de la seule motorisation essence disponible, en attendant l'arrivée du diesel (voir Le diesel 2.2 CRD : un moteur Mercedes-Benz greffé pour sauver les ventes européennes) puis du 2,4 litres. Une déclinaison de 1,6 litre (code EJD, également utilisée sur le concept Pronto Cruizer) est par ailleurs mentionnée sur certains marchés, avec une puissance de l'ordre de 120 chevaux, sans que sa diffusion commerciale exacte soit pleinement documentée dans les sources consultées pour ce dossier.

Le 2,4 litres, moteur américain de référence

Aux États-Unis, la PT Cruiser est équipée de série d'un quatre-cylindres à double arbre à cames en tête (code EDZ) de 2,4 litres, dont la puissance évolue légèrement selon les millésimes — de l'ordre de 141 à 150 chevaux selon les années et les marchés d'homologation, pour un couple avoisinant les 214 N m. Ce même bloc, dans une version renforcée et suralimentée, sert de base au moteur turbocompressé de la GT Cruiser (voir Le 2,4 litres turbo de la GT Cruiser : un cousin technique de la Neon SRT-4). Sur le plan des performances brutes, la presse d'époque jugeait unanimement ce moteur atmosphérique tout juste suffisant pour un véhicule dont le poids à vide dépasse 1,4 tonne : Hagerty le qualifie rétrospectivement de « performance tout juste adéquate » pour une carrosserie aussi lourde que sa silhouette compacte ne le laisse supposer.

Des chiffres de consommation cohérents avec un véhicule classé « camion léger »

Les relevés officiels états-uniens de l'époque situent la consommation de la version 2,4 litres atmosphérique autour de 18 miles par gallon (environ 13 l/100 km) en ville et 24 mpg (environ 9,8 l/100 km) sur route — des chiffres à mettre en regard direct avec la classification réglementaire du véhicule en catégorie « camion léger », qui autorisait des seuils de consommation moyenne de flotte moins stricts que ceux applicables aux voitures particulières (voir « Voiture » ou « camion léger » ? La classification CAFE de la PT Cruiser).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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