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§ 05 · International exportations

Huit usines pour une Méhari — la répartition mondiale de la production

Citroën Méhari · 1968–1987 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une fabrication éclatée sur trois pays

Sur ses 144 953 exemplaires (voir le détail complet de ce total et de sa chronologie dans Chronologie technique et production de la Méhari (1968-1987) — et pourquoi elle ne s'arrête pas en 1988), la Méhari a été assemblée dans pas moins de huit sites de production officiels, répartis entre la France, la Belgique, l'Espagne et le Portugal — sans compter les exemplaires exportés en pièces détachées (CKD) pour assemblage local à l'étranger.

Le détail site par site

SitePaysExemplairesPart du total
Ateliers S.E.A.B., VillejuifFrance620,04 %
Établissements E.N.A.C., BezonsFrance2 5001,7 %
Usine Citroën, LevalloisFrance1 6591,1 %
Usine Panhard-Citroën, IvryFrance1 7631,2 %
Usine Citroën, Rennes (La Janais)France7 8465,4 %
Usine Citroën, ForestBelgique91 78863,3 %
Usine Citroën, VigoEspagne12 4808,6 %
Usine Citroën, MangualdePortugal17 50012,1 %
Véhicules CKD assemblés/exportés à l'étranger9 3556,5 %
Total144 953100 %

Forest, cœur industriel très largement majoritaire de la Méhari

Le chiffre le plus frappant de ce tableau est l'écrasante prédominance de l'usine belge de Forest, au sud de Bruxelles : à elle seule, elle assemble 63 % de la production mondiale de Méhari, soit près de deux exemplaires sur trois. Ce site n'est pas un nouvel arrivant dans l'histoire de Citroën : il assemble des véhicules de la marque depuis 1926, et fut déjà, avant-guerre, l'un des principaux centres d'assemblage de la Traction Avant, puis de la 2CV dès les années 1950 (voir fabrication-2cv-hors-de-france.md dans citroen-2cv/, qui détaille ce même site pour la berline 2CV).

Une genèse française éclatée entre plusieurs petits ateliers

Les tout débuts de la production, en 1968, se caractérisent par un éclatement entre plusieurs petites structures françaises bien distinctes : les 62 tout premiers exemplaires de présérie sortent des ateliers mêmes de la S.E.A.B. à Villejuif (voir La genèse de la Méhari — un projet né en dehors de Citroën), avant que la montée en cadence commerciale ne soit confiée à l'E.N.A.C. de Bezons (2 500 exemplaires), puis, au fil de la croissance des commandes, aux usines Citroën de Levallois et à l'ex-usine Panhard d'Ivry — ce même site qui assemblait déjà les fourgonnettes 2CV AZU depuis 1955 dans le cadre de l'accord commercial entre les deux marques (voir acadiane-fourgonnette-azu-ak.md). L'usine de Rennes-La Janais, plus tardivement mise à contribution, produit à elle seule près de 8 000 exemplaires — un site qui retrouvera d'ailleurs un lien avec le nom Méhari près de cinquante ans plus tard, en assemblant l'E-Méhari électrique (voir L'E-Méhari (2016-2019) : le retour d'un nom, pas d'une continuité technique).

L'Espagne et le Portugal, débouchés sud-européens

Vigo (Espagne) et Mangualde (Portugal) complètent ce tableau avec des volumes non négligeables — 12 480 et 17 500 exemplaires respectivement —, cohérents avec la stratégie plus large de Citroën d'implanter des unités d'assemblage dans plusieurs pays d'Europe du Sud pour ces mêmes gammes populaires (voir également, pour la 2CV elle-même, fabrication-2cv-hors-de-france.md). C'est d'ailleurs à Mangualde que sont fabriquées les deux séries limitées de 1983, Azur et Plage (voir Les séries limitées de 1983 — Méhari Azur et Méhari Plage et le détail de la présence industrielle de Citroën au Portugal dans La Méhari au Portugal et en Espagne — Mangualde confirmée, un rôle plus important qu'il n'y paraît).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), citant le site du « Méhari Club de France »
Date d'extraction
13 sept. 2026
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