L'habitacle et le tableau de bord ovoïde — un futurisme jusque dans les moindres détails
Remplacer les ronds par des ovales
Plutôt que de bouleverser l'implantation des commandes — un pari ergonomique risqué —, le style Citroën choisit de retravailler radicalement le dessin des éléments eux-mêmes : les cadrans ronds traditionnels cèdent la place à des ovales, avec un tachymètre à gauche et un compte-tours au centre, façon voiture de sport, le cadran de droite regroupant un assortiment de voyants autour du gros témoin STOP rouge caractéristique des Citroën à hydraulique, qui s'éteint lorsque la voiture atteint sa hauteur de roulage normale. Le volant lui-même adopte une forme ovale, monobranche — une signature esthétique Citroën déjà présente sur la DS — qui participera directement, quelques années plus tard, au dessin de la planche de bord de la Maserati Merak (voir La descendance du V6 SM — Merak, Quattroporte II, Ligier JS2 et le prototype V8 avorté).
Une ambiance résolument moderne
L'ambiance intérieure délaisse les placages de bois habituels des GT de l'époque au profit de métal poli et teinté, jugé plus en phase avec le parti pris futuriste de la voiture. Entre les deux sièges avant se logent le levier de vitesses, le frein à main et l'autoradio (trois haut-parleurs, antenne électrique escamotable sur l'aile avant droite en option). La sellerie, disponible en drap « super rhovyline », en simili-cuir (skaï) ou en cuir véritable en option, contribue au caractère luxueux revendiqué par la voiture.
Une ergonomie pensée pour le confort au long cours
Les sièges avant, de type baquet, sont réglables en longueur et en hauteur, à dossier inclinable et appuie-tête ajustables ; ils basculent et coulissent vers l'avant pour dégager l'accès aux places arrière tout en conservant leur réglage, avec verrouillage automatique au retour en position. La banquette arrière, à deux places de type baquet, dispose d'un accoudoir central relevable et d'accoudoirs latéraux avec vide-poches et cendriers. Autre première revendiquée par Citroën : la SM est la première voiture produite en Europe à proposer un volant réglable à la fois en hauteur et en profondeur — un détail d'ergonomie qui deviendra la norme sur l'immense majorité des automobiles seulement plusieurs décennies plus tard.
Un habitacle 2+2 aux places arrière fonctionnelles mais chichement comptées
Grand coupé 2+2, la SM propose des places arrière moins spacieuses qu'à l'avant, mais réellement utilisables par deux adultes sur des trajets raisonnables — un compromis courant pour ce type de carrosserie. Le coffre arrière, accessible par un hayon malgré des sièges arrière fixes, offre un volume de 488 dm³, complété par une petite soute avant logée sous le capot.
Voir aussi
- Site source
- projet-s.fr ; fr.wikipedia.org ; newsdanciennes.com (Benjamin)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Du tableau de bord de la SM à celui de la Bora : les trois habitacles de la MerakMaserati Bora et Merak
- L'hydraulique Citroën sur la Merak : freins, embrayage, phares — et son démantèlement à partir de 1976Maserati Bora et Merak
- La descendance du V6 SM — Merak, Quattroporte II, Ligier JS2 et le prototype V8 avortéCitroën SM
- Le design de Robert Opron — une carrosserie sculptée par le ventCitroën SM