Le moteur Jaguar XK chez Daimler — quand le badge de luxe hérite du six-cylindres maison
La fin d'une motorisation propre à la marque
Jusqu'en 1966, chaque Daimler — y compris les modèles bâtis sur une base Jaguar comme la 2½-Litre V8 (voir La Daimler 2½-Litre V8 puis V8-250 — la berline Jaguar Mark 2 « daimlerisée », record de production de la marque) — conserve au moins un moteur spécifiquement Daimler, hérité du travail d'Edward Turner (voir Le V8 Turner — un moteur de moto porté à l'échelle automobile). La Sovereign de 1966, première Daimler bâtie sur la Jaguar 420, change cela : elle est motorisée par le six-cylindres XK de Jaguar, dans sa version 4,2 litres — un choix qui met un terme définitif à toute motorisation propre chez Daimler. Sur le plan strictement mécanique, l'histoire de la marque bascule à cet instant précis de celle d'un constructeur à celle d'un simple habillage commercial (voir Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering). Pour la genèse technique complète de ce moteur, conçu par Jaguar dès la fin des années 1940, voir Le six-cylindres XK — un moteur de 1948 encore au sommet en 1961 dans le dossier consacré à la Jaguar E-Type.
Une cylindrée qui donne son nom au modèle
Fidèle à la tradition de nomenclature Daimler (voir La genèse de la DS420 — consolider deux limousines rivales en une seule), le nombre « 420 » de la Sovereign 420 renvoie très exactement à la cylindrée de 4,2 litres du moteur XK qui l'anime — une logique reprise telle quelle en 1968 pour la grande limousine DS420, elle aussi motorisée par le même six-cylindres XK 4,2 litres.
Le moteur qui referme la boucle : la DS420, dernière Jaguar à moteur XK
Le moteur XK connaît une longévité industrielle remarquable : conçu à l'origine à la fin des années 1940 pour la Jaguar XK120, il équipe encore, plus de quarante ans plus tard, la toute dernière DS420 assemblée fin 1992 — un modèle qui se trouve ainsi être, de l'aveu même des historiens de la marque, la toute dernière automobile de série au monde à avoir reçu ce moteur (voir La genèse de la DS420 — consolider deux limousines rivales en une seule). Le paradoxe est complet : c'est un modèle Daimler, la marque même qui avait fait la réputation de son propre V8 signé Turner, qui referme la carrière industrielle du moteur emblématique de sa rivale-propriétaire Jaguar.
Voir aussi
- Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineering · La genèse de la DS420 — consolider deux limousines rivales en une seule · Le V8 Turner — un moteur de moto porté à l'échelle automobile · La Daimler 2½-Litre V8 puis V8-250 — la berline Jaguar Mark 2 « daimlerisée », record de production de la marque
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Daimler_Sovereign ↗
- La genèse de la DS420 — consolider deux limousines rivales en une seuleDaimler (Royaume-Uni) · Histoire et modèles
- Le V8 Turner — un moteur de moto porté à l'échelle automobileDaimler (Royaume-Uni) · Moteur
- Sovereign, Double-Six, puis simplement « Daimler » — la chronologie précise du badge engineeringDaimler (Royaume-Uni) · Histoire et modèles
- La Daimler 2½-Litre V8 puis V8-250 — la berline Jaguar Mark 2 « daimlerisée », record de production de la marqueDaimler (Royaume-Uni) · Histoire et modèles
- Le six-cylindres XK — un moteur de 1948 encore au sommet en 1961Jaguar E-Type · Moteur