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§ 08 · Ventes marché distribution

Un bilan commercial en demi-teinte face à l'establishment premium allemand

Ds 7 Crossback · 2017–2026 · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une ambition de conquête affichée dès la genèse du projet

Dès sa conception, le DS 7 Crossback est présenté par la presse économique française comme une arme « prête à contrer Audi, BMW, Range Rover » (voir Genèse du projet : redresser les ventes et changer l'image de DS face au trio allemand), et son lancement en 2019 confirme un temps cette ambition avec la première place du classement des SUV premium vendus en France (voir Les chiffres de vente du DS 7 Crossback/DS 7 : du sommet de 2019 au déclin de fin de carrière). Ce succès initial ne se prolonge toutefois pas dans la durée à l'échelle de la marque DS Automobiles dans son ensemble.

Une part de marché qui reste marginale face au trio allemand

Selon L'Argus (26 octobre 2025), la part de marché de DS Automobiles en France ne s'élève qu'à 1,06 % en 2024, avec des immatriculations en recul de 26 % sur cette même année — un niveau sans commune mesure avec celui d'Audi, BMW ou Mercedes-Benz, dont le DS 7 Crossback visait pourtant à rivaliser avec les modèles phares. À l'échelle mondiale, les ventes de la marque reculent de 27 % sur la même année 2024, pour un volume total d'environ 40 971 véhicules vendus dans le monde, soit environ 1 % des volumes du groupe Stellantis (source : Auto Plus, 15 juillet 2026, citant des données internes au groupe).

Une rentabilité réseau parmi les plus faibles d'Europe pour le groupe

Le même article d'Auto Plus précise que la rentabilité moyenne du réseau DS Automobiles s'établit à environ -2,3 % — le plus mauvais score européen de l'ensemble des marques du groupe Stellantis sur la période considérée. Ce chiffre illustre concrètement l'écart entre l'ambition de positionnement premium affichée au lancement du DS 7 Crossback et la réalité économique observée sur le terrain, près d'une décennie plus tard.

Des facteurs structurels identifiés par la marque elle-même

Interrogé sur ce recul, Alain Descat, directeur de DS Automobiles France, l'attribue en bonne partie à un cycle produit resté figé trop longtemps : « Pendant quatre ans, nous avons souffert d'un manque de nouveauté, ce qui s'est naturellement traduit par une érosion de nos parts de marché. » Ce diagnostic rejoint celui déjà porté sur le DS 7 Crossback lui-même, dont l'offre de motorisations est jugée par la marque « en bout de course » face à un marché premium où, dès la mi-2026, une voiture vendue sur deux est déjà 100 % électrique (voir 2026 : fin de production à Mulhouse, le DS N°7 prend le relais sur la plateforme STLA Medium à Melfi).

Un bilan à nuancer plutôt qu'à noircir uniformément

Ce constat de difficulté commerciale ne doit pas faire oublier que le DS 7 Crossback reste, à titre individuel, l'un des modèles les plus vendus de l'histoire de DS Automobiles (voir Les chiffres de vente du DS 7 Crossback/DS 7 : du sommet de 2019 au déclin de fin de carrière) et que la marque revendique, par la voix de son directeur France, une contribution financière positive aux comptes de Stellantis malgré des volumes modestes (voir FaSTLAne 2030 : DS Automobiles placée sous le pilotage stratégique de Citroën, une controverse et des démentis) — un bilan commercial en demi-teinte, documenté ici avec précision plutôt qu'éludé, conformément à la méthodologie de ce corpus.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
largus.fr ; autoplus.fr ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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