De 2,0 à 2,4 litres : pourquoi le bloc passe de l'aluminium à la fonte
Un moteur civilisé plutôt qu'un moteur de course affaibli
Le V6 de 1 986,60 cm³ de la 206 GT, directement dérivé d'un bloc de compétition (voir L'héritage compétition du V6 Dino : de la 156 F2 (1957) aux prototypes sport), se révèle capricieux entre les mains d'une clientèle civile : pression d'huile fragile, bouchons de vapeur (vapor lock) par temps chaud, et encrassement récurrent des bougies figurent parmi les défauts documentés par la presse spécialisée. Passer à 2 419,20 cm³ en 1969 — alésage porté de 86 à 92,5 mm, course de 57 à 60 mm — répond directement à ces défauts en apportant davantage de couple à bas régime, rendant la voiture nettement plus agréable à conduire au quotidien.
Le choix, moins glorieux, de la fonte
Ce gain de cylindrée s'accompagne d'un changement de matériau resté moins souvent mis en avant par la communication de marque : le bloc, en aluminium sur la 206, est recoulé en fonte sur la 246 (les culasses, elles, restent en alliage léger). Ce choix industriel présente un double avantage pour le constructeur : un bloc plus solide et plus durable dans le temps, et un coût de fabrication inférieur à celui d'un bloc aluminium — au prix d'un supplément de poids répercuté sur l'ensemble de la voiture (voir aussi De l'aluminium à l'acier : la carrosserie de la 206 GT à la 246 GT pour le choix parallèle fait sur la carrosserie).
Conséquence directe sur la puissance et l'agrément
La puissance progresse de 180 à 195 ch (192 ch selon la norme de mesure), le couple de 187 à 226 N·m, avec un régime de puissance maximale abaissé (8 000 à 7 600 tr/min) — une caractéristique globalement plus routière que la 206, au prix d'un léger surpoids (environ 1 080 kg à vide contre 900 kg).
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- L'héritage compétition du V6 Dino : de la 156 F2 (1957) aux prototypes sportFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Moteur
- Genèse du V6 Dino : Jano, Rocchi, Lampredi et le rôle exact de chacunFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Moteur
- L'architecture V6 à 65° : une singularité mondialeFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Moteur
- La Dino, une Ferrari relativement fiable ? Réputation et nuancesFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Entretien
- De l'aluminium à l'acier : la carrosserie de la 206 GT à la 246 GTFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Carrosserie
- La Dino, une Ferrari relativement fiable ? Réputation et nuancesFerrari Dino 206/246 GT/GTS
- L'architecture V6 à 65° : une singularité mondialeFerrari Dino 206/246 GT/GTS
- De l'aluminium à l'acier : la carrosserie de la 206 GT à la 246 GTFerrari Dino 206/246 GT/GTS
- Dino 246 GT (1969-1974) : l'évolution en trois séries et la voiture la plus produiteFerrari Dino 206/246 GT/GTS
- Genèse du V6 Dino : Jano, Rocchi, Lampredi et le rôle exact de chacunFerrari Dino 206/246 GT/GTS