L'héritage compétition du V6 Dino : de la 156 F2 (1957) aux prototypes sport
Une décennie de compétition avant la première voiture de route
Dix ans séparent les débuts en course du V6 « Dino » (1957) de la présentation de la première Dino de route, la 206 GT (1967). Cette décennie de compétition constitue la genèse technique réelle de la voiture de route, bien davantage qu'une simple toile de fond marketing.
La première Dino de l'histoire : la 156 F2 (1957)
Le tout premier moteur V6 Dino, un bloc de 1 489,35 cm³ à 65° développant 180 ch à 9 000 tr/min, équipe la monoplace Dino 156 F2, exemplaire unique engagé en Formule 2 dès le Grand Prix de Naples le 28 avril 1957 (troisième place pour Luigi Musso). Piloté également par Maurice Trintignant et Peter Collins, ce châssis tubulaire à suspension avant indépendante et essieu arrière De Dion porte, le premier, le badge « Dino » — un badge de course avant d'être un badge de série.
De nombreuses variantes de course dans les années 1958-1965
Le V6 Dino équipe ensuite toute une lignée de barquettes et prototypes sport portant des noms de code combinant cylindrée et nombre de cylindres selon la nomenclature maison (deux premiers chiffres = décilitres, troisième chiffre = nombre de cylindres) : 196 S (1958-1959, 2,0 l), 296 S (1958, 3,0 l), 246 S (1959-1960, 2,4 l, dernière Dino de compétition à moteur avant), puis la série des prototypes à moteur central SP (246 SP, 196 SP, 286 SP, 248 SP, 268 SP, 1961-1962) qui inaugure chez Ferrari la disposition à moteur central arrière plus tard reprise sur les voitures de route. Ces prototypes utilisent alternativement des versions à simple arbre à cames à 60° dessinées par Jano et des versions à double arbre à cames à 65° plus poussées.
Le tournant réglementaire de 1966-1967
Un changement de règlement de la Fédération Internationale de l'Automobile pour la Formule 2 impose, à compter de la saison 1967, une homologation minimale de 500 exemplaires produits du même bloc-moteur — condition que Ferrari ne peut remplir seul (voir le détail dans L'homologation en Formule 2 : la vraie raison d'être commerciale de la Dino). La monoplace qui en résulte, la Dino 166 F2, présentée en février 1967 au Salon de l'automobile de Turin, utilise un V6 1,6 litre à injection Lucas et allumage transistorisé Magneti Marelli, avec des puissances évoluant de 200 à 232 ch selon les saisons. Sept exemplaires sont construits ; trois seront convertis en 2,4 litres pour disputer le championnat Tasman australo-néo-zélandais sous l'appellation Dino 246T, remportant le titre 1969 avec Chris Amon.
Les prototypes sport directement liés à la 206 GT
En parallèle de cette lignée monoplace, les prototypes 166 P puis 206 SP (1965), carrossés par Piero Drogo (Carrozzeria Sports Cars, Modène), sont les premiers châssis Ferrari à porter la caractéristique calandre-badge « Dino » rectangulaire encore visible sur les Dino de route, et servent directement de base à un exemplaire de concept-car Pininfarina, la Dino Berlinetta Speciale de 1965 (voir La genèse stylistique : quatre concept-cars Pininfarina entre 1965 et 1967) — le pont direct entre la piste et la route.
Voir aussi
- L'homologation en Formule 2 : la vraie raison d'être commerciale de la Dino · La Dino 206 S : le prototype sport qui n'a jamais obtenu son propre badge · Genèse du V6 Dino : Jano, Rocchi, Lampredi et le rôle exact de chacun · La genèse stylistique : quatre concept-cars Pininfarina entre 1965 et 1967
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Dino_(automobile) ↗
- Genèse du V6 Dino : Jano, Rocchi, Lampredi et le rôle exact de chacunFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Moteur
- La Dino 206 S : le prototype sport qui n'a jamais obtenu son propre badgeFerrari Dino 206/246 GT/GTS · Compétition homologation
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