Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de Nicosia
Une équipe de designers plutôt qu'un auteur unique
Contrairement à une simplification courante attribuant la Testarossa à un designer unique, sa silhouette est l'œuvre d'une équipe complète chez Pininfarina : Ian Cameron, Guido Campoli, Diego Ottina et Emanuele Nicosia, sous la direction du chef designer Leonardo Fioravanti, également responsable de nombreuses autres Ferrari de l'époque. Selon les sources consultées, le dessin original serait dû à Nicosia, la supervision de Fioravanti ayant néanmoins joué un rôle tout aussi déterminant : formé à l'aérodynamique, celui-ci impose sa connaissance technique pour fixer les grandes lignes du volume général de la voiture.
Une rupture volontaire avec les lignes galbées de la Boxer
Le style de la Testarossa marque une rupture nette avec les formes tout en courbes de la Berlinetta Boxer qu'elle remplace, au point de susciter une certaine controverse critique à sa sortie : lignes tendues, angles marqués, une largeur nettement accrue (1 976 mm, soit une quinzaine de centimètres de plus que la Boxer). Cette largeur accrue permet notamment d'aménager un espace de rangement sous le capot avant, absent sur la devancière.
Un unique rétroviseur, devenu un marqueur de collection
Détail resté célèbre : les tout premiers exemplaires adoptent un unique rétroviseur extérieur, placé en hauteur côté conducteur — configuration aujourd'hui désignée par les collectionneurs sous le terme italien de « Monospecchio ». Sur les voitures destinées aux États-Unis, ce rétroviseur est abaissé à une position plus conventionnelle dès l'année-modèle 1987, rapidement complété par un second rétroviseur côté passager pour permettre des changements de voie en sécurité. Ce détail de configuration, ainsi que le passage des roues à écrou central aux roues à cinq boulons (voir Châssis, suspensions et freins de la Testarossa : des roues à écrou central au cinq boulons), sert aujourd'hui de repère de datation précis pour les acheteurs et les experts.
Aucun aileron arrière nécessaire
Contrairement à de nombreuses rivales de sa catégorie, la Testarossa se dispensait de tout aileron arrière rapporté, son volume de carrosserie relativement long et sa poupe élargie par les strakes (voir Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple style) suffisant, selon Pininfarina, à générer l'appui nécessaire à haute vitesse sans pénaliser le coefficient de traînée.
Voir aussi
- Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple style · Vue d'ensemble : la Ferrari Testarossa et ses évolutions (1984-1996) · Le design de la F40 : Pietro Camardella sous la supervision d'Aldo Brovarone · Châssis, suspensions et freins de la Testarossa : des roues à écrou central au cinq boulons
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_Testarossa ↗
- Châssis, suspensions et freins de la Testarossa : des roues à écrou central au cinq boulonsFerrari Testarossa & F40 · Freins trains pneus
- Le design de la F40 : Pietro Camardella sous la supervision d'Aldo BrovaroneFerrari Testarossa & F40 · Carrosserie
- Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple styleFerrari Testarossa & F40 · Carrosserie
- Vue d'ensemble : la Ferrari Testarossa et ses évolutions (1984-1996)Ferrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
- Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple styleFerrari Testarossa & F40
- Le design de la F40 : Pietro Camardella sous la supervision d'Aldo BrovaroneFerrari Testarossa & F40
- Vue d'ensemble : la Ferrari Testarossa et ses évolutions (1984-1996)Ferrari Testarossa & F40
- Concept-cars et exemplaires uniques sur base Testarossa : Spider, Mythos, F90 et FXFerrari Testarossa & F40
- L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961Ferrari Testarossa & F40