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§ 07 · Carrosserie

Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de Nicosia

Ferrari Testarossa & F40 · 1984–1996 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une équipe de designers plutôt qu'un auteur unique

Contrairement à une simplification courante attribuant la Testarossa à un designer unique, sa silhouette est l'œuvre d'une équipe complète chez Pininfarina : Ian Cameron, Guido Campoli, Diego Ottina et Emanuele Nicosia, sous la direction du chef designer Leonardo Fioravanti, également responsable de nombreuses autres Ferrari de l'époque. Selon les sources consultées, le dessin original serait dû à Nicosia, la supervision de Fioravanti ayant néanmoins joué un rôle tout aussi déterminant : formé à l'aérodynamique, celui-ci impose sa connaissance technique pour fixer les grandes lignes du volume général de la voiture.

Une rupture volontaire avec les lignes galbées de la Boxer

Le style de la Testarossa marque une rupture nette avec les formes tout en courbes de la Berlinetta Boxer qu'elle remplace, au point de susciter une certaine controverse critique à sa sortie : lignes tendues, angles marqués, une largeur nettement accrue (1 976 mm, soit une quinzaine de centimètres de plus que la Boxer). Cette largeur accrue permet notamment d'aménager un espace de rangement sous le capot avant, absent sur la devancière.

Un unique rétroviseur, devenu un marqueur de collection

Détail resté célèbre : les tout premiers exemplaires adoptent un unique rétroviseur extérieur, placé en hauteur côté conducteur — configuration aujourd'hui désignée par les collectionneurs sous le terme italien de « Monospecchio ». Sur les voitures destinées aux États-Unis, ce rétroviseur est abaissé à une position plus conventionnelle dès l'année-modèle 1987, rapidement complété par un second rétroviseur côté passager pour permettre des changements de voie en sécurité. Ce détail de configuration, ainsi que le passage des roues à écrou central aux roues à cinq boulons (voir Châssis, suspensions et freins de la Testarossa : des roues à écrou central au cinq boulons), sert aujourd'hui de repère de datation précis pour les acheteurs et les experts.

Aucun aileron arrière nécessaire

Contrairement à de nombreuses rivales de sa catégorie, la Testarossa se dispensait de tout aileron arrière rapporté, son volume de carrosserie relativement long et sa poupe élargie par les strakes (voir Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple style) suffisant, selon Pininfarina, à générer l'appui nécessaire à haute vitesse sans pénaliser le coefficient de traînée.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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