Vue d'ensemble : la Ferrari Testarossa et ses évolutions (1984-1996)
Une remplaçante conçue pour corriger les défauts de sa devancière
La Testarossa est présentée au Mondial de l'automobile de Paris en octobre 1984 comme héritière de la Berlinetta Boxer (512 BBi), dont elle corrige deux défauts identifiés par les ingénieurs Ferrari : un habitacle qui chauffait excessivement à cause de la tuyauterie reliant le radiateur avant au moteur central, et un manque criant d'espace de rangement. Pour y remédier, la voiture est délibérément agrandie : élargie d'une bonne quinzaine de centimètres par rapport à la Boxer (1 976 mm), avec un empattement allongé d'environ 64 mm (2 550 mm), libérant un compartiment à bagages moquetté sous le capot avant. Les radiateurs, déplacés sur les flancs à hauteur du moteur, expliquent la signature esthétique la plus célèbre de la voiture (voir Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple style).
Trois séries sur douze ans
Contrairement à une idée reçue qui limite parfois la « Testarossa » à sa seule première mouture, le nom couvre en réalité une lignée complète produite sans interruption de 1984 à 1996, en trois séries distinctes :
- Testarossa (1984-1991) : la version originelle, dessinée par Pininfarina sous la houlette de Leonardo Fioravanti (voir Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de Nicosia).
- 512 TR (1992-1994) : refonte mécanique et esthétique substantielle présentée à Los Angeles (voir La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylage).
- F512 M (1994-1996) : ultime évolution, dernière Ferrari au monde équipée d'un moteur flat-12 (voir La F512 M (1994-1996) : dernière évolution et fin du moteur flat-12 chez Ferrari).
Une réussite commerciale à contre-courant de l'image élitiste Ferrari
Lancée en France à 790 000 francs de l'époque — la voiture de série la plus chère au monde à son lancement selon la presse française — la Testarossa connaît pourtant un succès commercial inédit pour un modèle haut de gamme Ferrari, avec un volume cumulé qui en fait l'une des Ferrari les plus produites de son temps (voir Les chiffres de production de la lignée Testarossa : 9 939 exemplaires en trois séries). Cette diffusion relativement large, combinée à une exposition médiatique exceptionnelle via la télévision (voir Miami Vice : comment la Testarossa blanche est devenue une icône télévisuelle mondiale) et le jeu vidéo Out Run de Sega, en fait l'un des symboles automobiles les plus reconnaissables des années 1980, bien au-delà du cercle des amateurs de Ferrari.
Une philosophie de conduite non assistée
Selon plusieurs biographes de la marque, la Testarossa s'inscrit, avec la F40 qui la suit trois ans plus tard, dans la dernière génération de Ferrari conçues sans aucune assistance électronique à la conduite (pas d'ABS avant 1988, pas de direction assistée), au moment même où la concurrence — Porsche en tête avec la 959 — mise au contraire sur la sophistication technologique.
Voir aussi
- Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de Nicosia · Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple style · La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylage · La F512 M (1994-1996) : dernière évolution et fin du moteur flat-12 chez Ferrari · Les chiffres de production de la lignée Testarossa : 9 939 exemplaires en trois séries · Le flat-12 Tipo F113 de la Testarossa : architecture, cotes et puissance · L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Ferrari_Testarossa ↗
- Les strakes de la Testarossa : une fonction de refroidissement avant tout, pas un simple styleFerrari Testarossa & F40 · Carrosserie
- Miami Vice : comment la Testarossa blanche est devenue une icône télévisuelle mondialeFerrari Testarossa & F40 · Culture documentation
- La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylageFerrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
- L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961Ferrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
- Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de NicosiaFerrari Testarossa & F40 · Carrosserie
- La F512 M (1994-1996) : dernière évolution et fin du moteur flat-12 chez FerrariFerrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
- Le flat-12 Tipo F113 de la Testarossa : architecture, cotes et puissanceFerrari Testarossa & F40 · Moteur
- Les chiffres de production de la lignée Testarossa : 9 939 exemplaires en trois sériesFerrari Testarossa & F40 · Histoire et modèles
- L'origine du nom Testarossa : l'hommage à la 250 Testa Rossa de 1957-1961Ferrari Testarossa & F40
- Les chiffres de production de la lignée Testarossa : 9 939 exemplaires en trois sériesFerrari Testarossa & F40
- L'héritage du flat-12 : de la Berlinetta Boxer (1973) à la TestarossaFerrari Testarossa & F40
- Le design de la Testarossa : Pininfarina, Fioravanti et l'équipe de NicosiaFerrari Testarossa & F40
- La 512 TR (1992-1994) : une refonte quasi complète plutôt qu'un simple restylageFerrari Testarossa & F40
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