Trois carrosseries pour une même voiture — hardtop, fastback et cabriolet
Le coupé, écrasante majorité des ventes
Dès le lancement, la Mustang est proposée en deux carrosseries : le coupé (« hardtop ») et le cabriolet. La version fastback les rejoint quatre mois plus tard, en août 1964. Contrairement à une intuition possible, c'est bien le coupé qui domine très largement les ventes sur toute la période : le tableau de production par carrosserie de l'année civile 1965 dénombre 372 123 coupés « standard » (hors versions luxe/banquette), contre 71 303 fastbacks et 65 663 cabriolets — soit près de 5 coupés vendus pour chaque fastback, et près de 6 pour chaque cabriolet cette année-là. Le rapport reste comparable en 1966 (422 416 coupés contre 27 809 fastbacks et 56 409 cabriolets).
Le fastback, une ingénierie pensée pour la rigidité, puis pour la course
Bien qu'elle soit reçue avec un enthousiasme stylistique important, la version fastback est numériquement la plus rare des trois jusqu'à la fin des années 1960. Elle devient pourtant la carrosserie de référence de la Mustang de compétition : c'est la seule carrosserie sur laquelle la Shelby GT350 est proposée à son lancement en 1965 (voir La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légende), et elle est rebaptisée « SportsRoof » dans la documentation commerciale Ford à partir de 1969, année où elle devient également le support exclusif du nouveau Mach 1 (voir 1969-1970 — l'apogée du catalogue, entre Mach 1, Grande et l'arrivée des Boss).
Le cabriolet, conçu en premier pour des raisons de rigidité
Paradoxe technique déjà détaillé dans La plateforme Ford Falcon — l'ingénierie économique derrière une carrosserie inédite : bien qu'il ne représente jamais la majorité des ventes, c'est le cabriolet qui a été conçu en premier par les ingénieurs Ford, précisément parce que sa structure ouverte, intrinsèquement moins rigide, imposait de résoudre les problèmes de rigidité de caisse avant de pouvoir en dériver les carrosseries fermées. Le cabriolet devient en 1966 le cabriolet le plus vendu des États-Unis, toutes marques confondues (voir 1964½-1966 — les trois premiers millésimes, du lancement à la maturité commerciale). 1973 est la dernière année de cabriolet avant son retour sur la Mustang seulement en 1983, une décennie plus tard.
Voir aussi
- La plateforme Ford Falcon — l'ingénierie économique derrière une carrosserie inédite · 1964½-1966 — les trois premiers millésimes, du lancement à la maturité commerciale · 1969-1970 — l'apogée du catalogue, entre Mach 1, Grande et l'arrivée des Boss · La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légende · Les teintes de lancement — Wimbledon White, Rangoon Red et le nuancier 1965
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- La plateforme Ford Falcon — l'ingénierie économique derrière une carrosserie inéditeFord Mustang · Histoire et modèles
- La Shelby GT350 (1965-1966) — genèse d'un nom et d'une légendeFord Mustang · Compétition
- Les teintes de lancement — Wimbledon White, Rangoon Red et le nuancier 1965Ford Mustang · Carrosserie
- 1969-1970 — l'apogée du catalogue, entre Mach 1, Grande et l'arrivée des BossFord Mustang · Histoire et modèles
- 1964½-1966 — les trois premiers millésimes, du lancement à la maturité commercialeFord Mustang · Histoire et modèles
- La personnalisation « à la carte » — le catalogue d'options comme argument de vente centralFord Mustang
- La bataille des studios — Joe Oros, David Ash, Gale Halderman et le design de la Mustang de sérieFord Mustang
- La plateforme Ford Falcon — l'ingénierie économique derrière une carrosserie inéditeFord Mustang
- Les teintes de lancement — Wimbledon White, Rangoon Red et le nuancier 1965Ford Mustang
- La finition Grande jusqu'en 1973 — ce que le forum 71-73 ajoute au récit 1969-1970Ford Mustang