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§ 01 · Histoire et genèse

Fin de carrière (2001-2002) — l'arrêt du coupé et une succession indirecte par le StreetKa

Ford Puma · 3 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une fin de production dictée par celle de la Fiesta de base

La production du Puma s'arrête en décembre 2001, la vente des derniers stocks se prolongeant jusqu'en 2002 — ce qui explique que la plupart des sources, dont Wikipédia, retiennent conventionnellement la période « 1997-2002 » pour désigner l'ensemble de sa carrière commerciale. Cet arrêt n'est pas décidé isolément : il découle directement de la fin de commercialisation de la Fiesta BE91 dont le Puma partage l'essentiel de sa base technique (voir Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportif). Le Puma étant assemblé aux côtés de sa cousine sur la même chaîne de l'usine Ford de Köln-Niehl, avec un niveau de finition manuelle nettement supérieur du fait de sa carrosserie spécifique, sa production ne pouvait raisonnablement se poursuivre sur un plancher appelé à disparaître, sans qu'existe par ailleurs un second site de production disponible pour l'accueillir.

Combien d'exemplaires ont vraiment été produits ? Une divergence assumée

Les sources consultées pour ce dossier ne s'accordent pas sur le nombre total d'exemplaires produits, toutes versions confondues (y compris le Racing Puma) :

  • ~133 000 selon Wikipédia en langue anglaise ;
  • ~134 000, « après seulement quatre ans » de production, selon Driven to Write ;
  • 129 399 exemplaires très précisément, selon la version francophone de Wikipédia.

Ce corpus consigne les trois valeurs côte à côte plutôt que d'en privilégier arbitrairement une, conformément à sa méthodologie de vérification croisée (voir sources/verification-croisee.md) : aucune des trois sources ne cite de document constructeur primaire permettant de trancher.

Un déclin déjà visible sur le marché britannique

Le parc de Puma immatriculés au Royaume-Uni donne une idée de l'attrition du modèle depuis son pic commercial : selon les chiffres du DVLA cités par Wikipédia (anglais), le parc culmine à 52 950 exemplaires, avant de tomber à 7 493 unités encore immatriculées (dont une majorité en notification statutaire hors route) au troisième trimestre 2023 — soit une érosion de plus de 85 % du parc britannique en une vingtaine d'années, cohérente avec la vulnérabilité à la corrosion documentée par ailleurs (voir Points de vigilance mécanique sur le coupé d'occasion — corrosion et particularités du 1,7 VCT).

Pas de remplaçant direct, mais un héritage mécanique transmis au StreetKa

Ford ne remplace pas le Puma par un nouveau coupé : le constructeur lui préfère, dès 2003, le Ford StreetKa, un cabriolet deux places dérivé lui aussi de la plateforme Fiesta, qui reprend une partie de la transmission et de la suspension mises au point pour le Puma. Il ne s'agit donc pas d'un successeur au sens strict — la carrosserie coupée fermée à quatre places cède la place à un cabriolet strictement biplace — mais d'une forme de continuité mécanique discrète, dans un segment de marché déjà en perte de vitesse face à la montée en puissance, un peu plus tard dans la décennie, des véhicules à carrosserie surélevée.

Un nom mis en sommeil pendant dix-sept ans

Après l'arrêt du Puma, Ford n'utilise plus ce nom pendant près de deux décennies, jusqu'à sa réutilisation en 2019 pour un tout autre type de véhicule — un phénomène de réutilisation de nom historique documenté en détail dans une fiche dédiée de ce dossier (voir Un nom, deux voitures : dix-sept ans de sommeil entre le coupé et le crossover).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org + driventowrite.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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