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§ 01 · Histoire et genèse

Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportif

Ford Puma · 4 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Un projet né dans l'ombre de la Fiesta BE91

Le programme à l'origine du Puma naît en 1993, alors que Ford Europe prépare le lancement de la Fiesta de quatrième génération (code interne BE91, commercialisée à partir de 1995). Selon Driven to Write, c'est Claude Lobo, alors directeur du design des véhicules « Small/Medium » chez Ford Europe — déjà crédité par ailleurs dans ce corpus pour son rôle directeur dans le style New Edge de la Ford Focus (voir Genèse 1998 — la rupture stylistique « New Edge » et les responsables précis de son dessin, dossier ford-focus/) — qui approche le PDG de Ford Motor Company de l'époque, Jacques (« Jac ») Nasser, avec la proposition d'ajouter à la gamme un coupé 2+2 sportif dérivé du châssis de la nouvelle Fiesta. Le double objectif affiché est à la fois d'image (doter la marque d'un coupé compact séduisant) et commercial (mettre en valeur, par un produit dérivé plus flatteur, le travail de fiabilisation et d'affinage mené sur le nouveau châssis de la Fiesta).

Cinquante propositions de style, un studio à court de moyens

Une fois le feu vert donné par la direction du groupe à Dearborn, l'équipe de design du studio Ford de Cologne-Merkenich se met au travail : plus de cinquante propositions de style sont produites en quelques jours, avant d'être ramenées à une sélection de six projets concurrents. Le dessin retenu à l'issue de ce tri est attribué au styliste extérieur Chris Svensson, déjà auteur de la Ford Ka de 1996 — une attribution que la suite de l'histoire du projet vient toutefois nuancer (voir Qui a vraiment dessiné le Puma ? Le désaccord Chris Svensson / Ian Callum).

Une base Fiesta Mk4 techniquement approfondie, pas seulement recarrossée

Toutes les sources recoupées pour ce corpus (Wikipédia anglophone et francophone, Driven to Write) convergent sur un point technique précis : le Puma repose sur le châssis de la Fiesta de quatrième génération — désignée « Mark IV » par l'infobox de l'article Wikipédia anglophone consacré au coupé, et « Fiesta MkIV » par son équivalent francophone. Le plancher reste globalement celui de la BE91, mais avec une modification structurelle propre au coupé : l'ajout d'une barre de renfort transversale entre les montants de custode (B-posts), destinée à compenser la perte de rigidité liée à la suppression des portes arrière. Mécaniquement, la filiation Fiesta se retrouve dans la suspension (jambes MacPherson à l'avant, essieu à poutre déformante avec bras longitudinaux à l'arrière), mais avec des barres antiroulis raidies, des ressorts plus fermes, des voies avant et arrière élargies, et une garde au sol abaissée de 10 mm. À noter une nuance intéressante avec le corpus ford-fiesta/ de ce même site : sa fiche consacrée à l'héritage du Puma évoque une base « Fiesta Mk3 » (voir Le Ford Puma, double héritier discret de la Fiesta — un coupé des années 1990, un crossover des années 2020) — une formulation qui s'explique par le fait que le châssis de la Mk4 BE91 reprend lui-même, sans le modifier en profondeur, l'architecture de caisse héritée de la Mk3 de 1989 (voir Fiesta Mk4/Mk5 « BE91 » (1995-2002) — le restylage de 1999 et l'ambiguïté durable de la numérotation des générations, dossier ford-fiesta/) : les deux formulations désignent en réalité la même base technique, vue sous deux angles différents.

Du concept Lynx à la présentation de Genève

Le nom de code interne du programme évolue en parallèle de son développement stylistique : la première ébauche publique prend la forme du concept-car Lynx, dévoilé au Salon de Genève 1996 (voir Le moodboard du Puma — treize ans de concepts Ghia, de la Barchetta de 1983 au concept Lynx de 1996), un an avant le lancement commercial du modèle de série au Salon de Genève 1997 sous son nom définitif de Puma (voir D'où vient le nom Puma ? Bobcat, Lynx, et un félin sans queue coupée). L'intégralité de la conception a été menée sur système de CAO Paintbox, permettant le rendu de modèles en deux et trois dimensions — un argument que Ford mettra en avant commercialement l'année suivante en revendiquant, pour la version « Millennium Edition » du Puma, le titre de première Ford britannique conçue entièrement sur ordinateur (voir Millennium, Black, Thunder, série S — les éditions spéciales du coupé au Royaume-Uni et en France).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
driventowrite.com
Date d'extraction
14 sept. 2026
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