Lancement au Salon de Genève 1997 — un accueil critique unanime et le titre Top Gear Car of the Year
Un débourrage salué par la critique automobile
Lancé au Salon de Genève 1997 après une préfiguration par le concept Lynx l'année précédente (voir Le moodboard du Puma — treize ans de concepts Ghia, de la Barchetta de 1983 au concept Lynx de 1996), le Puma est immédiatement salué par la presse britannique pour ses proportions athlétiques, son graphisme audacieux et un dessin jugé « au caractère félin » assumé — sans toutefois susciter la même controverse esthétique que la Ford Ka, un an plus tôt, dont le Puma partage pourtant le même vocabulaire stylistique naissant (voir Le Puma et le style New Edge — entre l'ère ovoïde et la rupture stylistique de la Focus). Le rapprochement le plus fréquent de l'époque le place face aux compactes-coupés japonaises alors en vogue sur ce segment, plutôt que face à ses rivales européennes directes.
Le sacre Top Gear de sa première année
Dès 1997, l'émission britannique Top Gear décerne au Puma son titre de Car of the Year, la présentatrice-essayeuse de l'époque, Tiff Needell, saluant « la sensation et l'agrément de conduite incroyables » de la petite Ford — une séquence restée archivée et régulièrement citée depuis comme un jalon de la réputation dynamique du modèle.
Une reconnaissance institutionnelle pour sa méthode de conception
En 1999, le Puma reçoit également le Millennium Products Award du Design Council britannique, une distinction qui récompense non pas le résultat esthétique mais la méthode : le Puma est présenté comme la première Ford britannique conçue intégralement sur ordinateur (système de CAO Paintbox, voir Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportif) et développée en un temps record. La Ford Ka et la première Ford Focus reçoivent la même année cette même distinction, preuve que la mutation numérique du bureau d'études Ford Europe dépasse le seul cas du Puma. Ford commercialisera d'ailleurs, en écho direct à ce prix, une série spéciale « Millennium Edition » du Puma (voir Millennium, Black, Thunder, série S — les éditions spéciales du coupé au Royaume-Uni et en France).
Un intérieur qui déçoit une critique par ailleurs conquise
Toutes les sources consultées pour ce corpus ne sont cependant pas unanimement élogieuses : la reprise quasi intégrale de la planche de bord de la Fiesta BE91 dans l'habitacle du Puma, simplement rehaussée de finitions métallisées et d'un pommeau de levier de vitesses en aluminium usiné, est jugée décevante par comparaison avec l'extérieur — le magazine américain Autoweek qualifiant sans détour cet habitacle de « quelconque » (« boring »). Les sièges sont en revanche jugés confortables, même si la position de conduite et l'espace disponible pour les conducteurs de grande taille sont considérés insuffisants ; le pommeau métallique du levier de vitesses, particulièrement froid au toucher par temps hivernal, fait également l'objet de critiques récurrentes.
Une rivale directe chez General Motors, jugée moins aboutie
La presse britannique de l'époque associe régulièrement le Puma à l'Opel/Vauxhall Tigra, son unique rivale directe sur le segment très restreint des petits coupés européens dérivés de citadines. Le jugement de la critique automobile penche alors nettement en faveur du Puma, jugé plus abouti dynamiquement que la Tigra — bien que, comme le relève Driven to Write avec un certain recul historique, les deux modèles se soient trouvés confrontés au même déclin structurel du segment des coupés compacts abordables au tournant des années 2000, sous l'effet conjugué du désintérêt croissant du public pour ce type de carrosserie et de la montée en puissance, un peu plus tard, des véhicules à carrosserie surélevée.
Voir aussi
- Genèse du coupé (1993-1997) — quand Claude Lobo convainc Jac Nasser de doter la Fiesta d'un dérivé sportif
- Le Puma et le style New Edge — entre l'ère ovoïde et la rupture stylistique de la Focus
- Millennium, Black, Thunder, série S — les éditions spéciales du coupé au Royaume-Uni et en France
- Fin de carrière (2001-2002) — l'arrêt du coupé et une succession indirecte par le StreetKa
- Site source
- en.wikipedia.org + driventowrite.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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