Le 1,7 litre Zetec-SE VCT — un moteur codéveloppé avec Yamaha et fini au Japon
Le moteur qui justifie à lui seul l'image sportive du Puma
Développé à partir de l'architecture bas-moteur des Zetec-SE 1,25 et 1,4 litres, alors saluée par la critique, le 1,7 litre à double arbre à cames en tête (DOHC) constitue le véritable argument de vente technique du Puma. Il intègre un dispositif de distribution variable en continu de l'arbre à cames d'admission (VCT, pour Variable Cam Timing), développé avec l'assistance du motoriste Yamaha. Il délivre 125 ch (92 kW) à 6 300 tr/min et 157 N·m de couple à 4 500 tr/min, pour un 0-100 km/h Ford revendiqué en 9,1 secondes et une vitesse de pointe de 203 km/h — chiffres très proches des 9,2 secondes retenus par les fiches techniques les plus couramment citées.
Une plage de couple délibérément étalée
Le point fort mis en avant à l'époque n'est pas tant la puissance de pointe que l'étalement du couple disponible : plus de 95 % du couple maximal reste mobilisable entre 2 500 et 5 500 tr/min, et au moins 85 % entre 1 500 tr/min et la zone rouge, fixée à 6 750 tr/min — une caractéristique de souplesse d'utilisation directement liée à la distribution variable, rare sur un moteur de cette cylindrée à la fin des années 1990.
Un revêtement de cylindres qui impose un aller-retour international
La fabrication de ce moteur suit un parcours industriel inhabituel pour l'époque : les blocs-cylindres, usinés à l'état brut à l'usine Ford de Valence (Espagne), sont expédiés au Japon, chez Yamaha, pour y recevoir un revêtement de cylindre Nikasil et leur finition, avant d'être renvoyés à l'usine de Cologne où le Puma est assemblé. Ce revêtement, plus habituellement réservé à des moteurs de compétition ou haut de gamme, impose une contrainte d'entretien précise : une huile spécifique semi-synthétique de grade 5W30 est requise pour minimiser l'usure mécanique du revêtement, un point de vigilance encore régulièrement rappelé aux propriétaires de Puma d'occasion.
Une version poussée à 155 ch pour le Racing Puma
Une version modifiée de ce même bloc 1,7 litre, préparée par le spécialiste Tickford avec de nouveaux arbres à cames, une admission retravaillée et un échappement Janspeed, équipe en exclusivité le Ford Racing Puma (voir Le Racing Puma (2000) — du concept ST160 à la série limitée développée avec Boreham et Tickford) : elle développe 155 ch (114 kW) à 7 000 tr/min et 162 N·m à 4 500 tr/min, pour un 0-100 km/h ramené à 7,9 secondes, sans gain de vitesse de pointe (203 km/h, la même que le 1,7 litre standard, la limitation venant alors davantage de l'aérodynamique que de la puissance disponible).
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org + driventowrite.com
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
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