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§ 01 · Histoire et genèse

Le Ranger « international » pré-T6 (1998-2011), un cousin conçu avec Mazda

Ford Ranger · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Un troisième Ranger, méconnu en France

La distinction entre Ranger nord-américain et Ranger mondial T6 (voir Un seul nom, deux lignées — puis une plateforme commune) laisse de côté un chapitre intermédiaire, pourtant essentiel pour comprendre la genèse du T6 : entre 1998 et 2011, un troisième Ranger existe, vendu en dehors d'Amérique du Nord (Asie-Pacifique, Europe, Afrique, une partie de l'Amérique latine) mais totalement distinct, mécaniquement, du pick-up compact américain de la même époque. Ce Ranger « international » nait en 1998 comme successeur du Ford Courier sur ces marchés, et repose sur un partenariat inverse de celui qui avait donné naissance au Courier des années 1970 : cette fois, c'est Ford qui s'appuie sur une plateforme Mazda.

Une parenté directe avec le Mazda B-Series puis le BT-50

Les deux premières générations de ce Ranger international sont développées conjointement avec Mazda, partageant la même chaîne de montage et l'essentiel de leurs pièces avec le Mazda B-Series, puis avec son successeur le Mazda BT-50. La toute première génération (codes constructeur australiens PE, PG, PH, 1998-2006) reprend une grande partie de la carrosserie de la cinquième génération du B-Series, avec une face avant redessinée pour la différencier visuellement. La seconde génération (codes PJ, PK, 2006-2011) conserve le même partenariat industriel mais reçoit un dessin extérieur nettement plus personnalisé pour Ford, la distinguant davantage du BT-50 cousin.

Motorisations : la bascule vers le tout-diesel

La gamme mécanique de la première génération associe une essence 2,6 litres (92 kW, 123 ch) à plusieurs diesels de 2,5, 2,9 et 3,0 litres, dont des versions turbocompressées. La seconde génération, elle, abandonne entièrement l'essence sur ce marché pour ne proposer que des diesels à rampe commune 2,5 et 3,0 litres avec injection Bosch — une orientation 100 % diesel qui restera la norme pour le Ranger mondial jusqu'à l'arrivée plus tardive d'un moteur essence EcoBoost (voir La lignée essence EcoBoost — du quatre-cylindres tardif au V6 biturbo).

Thaïlande, déjà le cœur industriel du Ranger mondial

La production de ce Ranger international s'appuie déjà, dès 1998, sur les usines qui resteront au cœur de la stratégie industrielle du Ranger pour les décennies suivantes : le site AutoAlliance Thailand de Rayong (coentreprise Ford-Mazda ouverte en 1998) et l'usine sud-africaine de Silverton (Pretoria), complétés par des sites secondaires aux Philippines, au Vietnam, en Malaisie et en Colombie. C'est notamment sur cette génération PJ que débute, en 2007, la finition Wildtrak, qui deviendra plus tard le porte-drapeau de toute la gamme Ranger (voir De Wildtrak à MS-RT — la construction d'une gamme de finitions lifestyle).

La fin d'une double vie

Ce Ranger international disparaît en 2011, absorbé par le lancement du T6, qui unifie pour la première fois sous une seule plateforme mondiale à la fois ce Ranger « B-Series » vendu hors Amérique et le Ranger proprement nord-américain/sud-américain alors dans sa troisième génération — voir Octobre 2010, Sydney — la genèse du Ranger mondial T6.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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