Aller au contenu
§ 13 · Achat administratif

Guide d'achat : les points de vigilance propres au S500/S600/S800

Honda S500 / S600 / S800 · 1963–1964 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La corrosion, premier ennemi de ces petites carrosseries

Le guide d'achat du site britannique Car & Classic recommande un examen attentif des bas de caisse, du plancher, des ailes intérieures, des bases de montants et du plancher de coffre autour des soudures du réservoir — points de corrosion classiques sur une carrosserie en acier fine et légère conçue avant tout pour la performance, sans traitement anticorrosion comparable aux standards ultérieurs. L'absence de tout modèle de berline « donneur » dont ces roadsters auraient partagé la caisse (contrairement à de nombreuses petites sportives européennes contemporaines bâties sur une base généraliste) signifie aussi qu'aucune pièce de carrosserie, de sellerie ou d'accessoire électrique n'est interchangeable avec un modèle plus commun — chaque restauration repose donc sur des pièces spécifiques à la série S elle-même.

Une mécanique exceptionnelle, mais exigeante

Le moteur DOHC à quatre carburateurs individuels et vilebrequin sur roulements à aiguilles (voir 9 000, 10 000, jusqu'à 11 000 tr/min : le moteur qui a redéfini le régime moteur d'une voiture de série et Le vilebrequin sur roulements à aiguilles : le détail le plus « moto » du moteur S) reste réputé fiable lorsqu'il est correctement réglé, mais sa synchronisation demande une compétence spécifique de plus en plus rare. Sur les exemplaires équipés du train arrière à chaînes d'origine (S500, S600, premiers S800), Car & Classic insiste sur la nécessité d'une attention particulière aux carters de chaîne, qui exigent un entretien régulier et un savoir-faire technique proche de celui d'un moteur de moto plutôt que d'une automobile classique (voir Des chaînes plutôt qu'un pont : la transmission arrière la plus « moto » jamais montée sur une voiture de série).

Freins et supports de moteur, deux points de contrôle simples

Les exemplaires les plus anciens à freins tambour sur les quatre roues (voir Suspension avant, direction et freins : ce que la série S doit le moins à la moto) demandent un entretien plus fréquent que les versions ultérieures équipées de disques avant. Le club S800 britannique recommande par ailleurs, avant tout achat, de vérifier l'état général du véhicule au regard de son âge : contrairement à d'autres petites sportives d'époque produites par dizaines ou centaines de milliers d'exemplaires, aucun modèle de la série S ne bénéficie d'un marché de pièces de réemploi comparable en volume, ce qui rend chaque exemplaire relativement plus complexe et coûteux à restaurer intégralement en cas de manque important.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
carandclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci