1966 : pourquoi Honda abandonne les chaînes pour un essieu rigide classique
Un changement daté avec précision par les sources japonaises
Les tout premiers S800 reprennent sans modification la transmission à chaînes et la suspension arrière indépendante du S600 (voir Des chaînes plutôt qu'un pont : la transmission arrière la plus « moto » jamais montée sur une voiture de série) : Wikipédia (édition anglaise) dénombre 752 cabriolets et 242 coupés construits sous cette configuration. Wikipédia en japonais date le changement avec précision : avril 1966, soit à peine quelques mois après le lancement du modèle. Le nouveau train arrière abandonne les chaînes au profit d'un arbre de transmission classique et d'un essieu rigide guidé par quatre bras longitudinaux et une barre Panhard — solution que Honda elle-même qualifiait en interne d'« essieu vivant » (live axle). Wikipédia dénombre 604 cabriolets et 69 coupés supplémentaires construits selon cette nouvelle configuration avant l'arrêt de la production en 1970.
Un compromis coût/fiabilité assumé plutôt qu'un désaveu technique
Aucune source consultée ne présente ce changement comme un désaveu de la solution à chaînes sur le plan de la tenue de route : au contraire, un propriétaire de longue date interrogé sur le forum Japanese Nostalgic Car évoque un comportement du train arrière à chaînes qu'il qualifie lui-même de « bizarre », voire dangereux en virage serré à faible vitesse, « guéri » selon lui par le nouvel essieu rigide à ressorts hélicoïdaux, bras tirés jumelés et barre Panhard. Le club britannique S800 Sports Car Club et le site TopSpeed convergent pour l'essentiel : la transmission à chaînes, aussi brillante soit-elle sur le papier, restait chère à produire en grande série et davantage sujette à l'usure et à l'entretien qu'un essieu conventionnel — un facteur déterminant alors que Honda cherchait justement à rendre le S800 plus compétitif face aux petites sportives britanniques rivales sur les marchés d'exportation.
Une simplification qui touche aussi les freins
Cette même période voit l'apparition des freins à disque à l'avant, remplaçant les tambours ailettés d'origine — évolution associée chronologiquement au nouveau train arrière plutôt qu'introduite en même temps que lui, comme détaillé dans Suspension avant, direction et freins : ce que la série S doit le moins à la moto.
Voir aussi
- Des chaînes plutôt qu'un pont : la transmission arrière la plus « moto » jamais montée sur une voiture de série · Le Honda S800 (1966-1970) : l'apogée de la série S · Suspension avant, direction et freins : ce que la série S doit le moins à la moto · Le tribut humain de la vitesse : trois accidents mortels liés à la série S à Suzuka (1965-1970)
- Site source
- ja.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
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