Aller au contenu
§ 03 · Plateformes technique

La plateforme K3 du Kona II : une architecture multi-énergie partagée avec l'Elantra et le Kia Niro, distincte de l'E-GMP

Hyundai Kona · depuis 2017 · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une plateforme de segment C réutilisée pour un B-SUV agrandi

La deuxième génération du Kona (SX2, 2023) repose sur la plateforme K3 du groupe Hyundai-Kia, introduite en 2015 et jusqu'ici principalement associée à des modèles de segment C : la Hyundai i30/Elantra (Avante CN7 sur le marché coréen), la Hyundai Stargazer, ou encore les Kia Forte, Ceed/ProCeed/XCeed. Le Kona II partage plus spécifiquement cette base avec la Kia Niro de seconde génération (2022-, dossier kia-niro/), un autre modèle conçu pour une compatibilité thermique/hybride/électrique complète sur la même architecture. L'agrandissement de gabarit de la SX2 par rapport à la génération OS (voir Kona II (SX2, 2023-) : une deuxième génération nettement agrandie) s'explique directement par ce changement de socle technique, plus grand par nature que la plateforme B-SUV dédiée de la première génération.

Une correction factuelle importante : ce n'est pas l'E-GMP

Une hypothèse répandue veut que tous les véhicules électriques récents du groupe Hyundai-Kia reposent sur la plateforme dédiée E-GMP (Electric-Global Modular Platform), introduite avec l'Ioniq 5 en 2021. Ce n'est pas le cas de la Kona Electric, ni dans sa première ni dans sa seconde génération. L'E-GMP est une architecture exclusivement électrique, avec plancher plat, batterie intégrée à la structure et compatibilité 800 volts, réservée aux modèles premium et aux volumes technologiquement les plus avancés du groupe : Ioniq 5, Ioniq 6, Ioniq 9, Kia EV6, Kia EV9, ainsi que plusieurs Genesis électriques. La Kona Electric de seconde génération, elle, partage la plateforme K3 avec ses variantes essence et hybride du même modèle — exactement comme la Kia Niro EV partage sa base avec les Niro HEV et PHEV. Ce choix industriel permet de produire les trois énergies sur une même ligne d'assemblage, au prix d'une architecture moins optimisée pour l'électrique pur (moins de place utile à gabarit égal) que ne l'est l'E-GMP.

Une continuité de méthode plutôt qu'une rupture

Ce choix n'est pas propre à la seconde génération : la Kona Electric de première génération reposait déjà sur une plateforme thermique adaptée plutôt que sur une architecture électrique dédiée (voir La plateforme du Kona I : un B-SUV dédié dérivé de l'i30, et la précision nécessaire sur l'appellation « K1 »). Le groupe Hyundai-Kia maintient donc, générations après générations, une stratégie à deux vitesses : l'E-GMP pour les modèles électriques premium conçus comme tels dès l'origine, et des plateformes multi-énergie comme la K3 pour les volumes plus accessibles comme le Kona — une distinction technique précise qui vient nuancer, plutôt que confirmer, l'idée d'un partage systématique et univoque avec Kia sur toute la gamme électrique du groupe.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, carsguide.com.au
Date d'extraction
14 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci