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§ 13 · Achat administratif

La cote de l'E-Type en 2026 — un marché qui s'est refroidi depuis son pic de 2017-2019

Jaguar E-Type · 1961–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un marché redescendu depuis le pic de la fin des années 2010

Selon les données compilées par l'agrégateur de cotes The Classic Valuer, la valeur globale des Jaguar classiques (indice Hagerty « Best of British ») a reculé de 21,4 % au cours de la seule année 2025, après un pic atteint entre 2017 et 2019 — un contexte de marché à garder à l'esprit pour toute estimation datée de plus de quelques années.

Fourchettes indicatives par série (source The Classic Valuer, 2026)

Série et carrosserieFourchette 2026
Series 1 Roadster120 000 – 250 000 €
Series 2 Roadster70 000 – 140 000 €
Series 3 V12 2+245 000 – 90 000 €

Exemples de résultats d'enchères récents (source Collecting Cars)

Les résultats suivants, tous issus de ventes documentées entre 2022 et 2025 et convertis dans leur devise d'origine, illustrent l'écart considérable de valeur selon l'état, la provenance et la rareté de l'exemplaire :

Series 1 : un roadster « flat floor » 3,8 litres de 1961 (numéro 38 des 50 premiers exemplaires conduite à droite construits), extensivement restauré, vendu 150 000 £ en mars 2024 ; un coupé fixe concours, cinquième exemplaire construit, vendu 297 200 £ ; un roadster 4,2 litres de 1966 très proche de l'état d'origine, vendu 76 000 € (Belgique) ou 68 000 £ (Royaume-Uni) selon l'exemplaire ; un roadster tardif « Series 1.5 » australien, restauré par un spécialiste, adjugé 165 000 A$.

Series 2 : un roadster 4,2 litres de 1970 en état d'usage courant, vendu 56 000 € (Suède, avril 2024) ; un roadster 1969 restauré, présenté en Pale Primrose, adjugé 84 800 € (Grèce) ; un coupé fixe 1970 restauré, vendu 49 250 £ (Royaume-Uni) ; un 2+2 automatique 1969, vendu 51 500 € (Suède) — illustrant le prix d'entrée relativement abordable des versions moins recherchées de cette série.

Series 3 : un roadster V12 « Commemorative Edition » (l'un des 50 exemplaires de fin de série, voir Series 3 V12 (1971-1974) — la dernière évolution, plus grosse et plus grasse), trois propriétaires seulement depuis l'origine, adjugé 167 505 £ ; un roadster V12 « driver » de 1974 nécessitant une remise en état, vendu 53 000 € (Suède) ; un 2+2 1972 très bien conservé (11 599 miles d'origine), vendu 58 000 £ — contre 34 500 £ seulement pour un 2+2 1972 d'usage plus courant, confirmant que le 2+2 Series 3 reste, comme évoqué dans Acheter une E-Type — repères de choix entre séries et points de vigilance, la porte d'entrée la plus abordable de toute la gamme E-Type.

Les enchères record : le territoire du Lightweight

Ces montants restent sans commune mesure avec la valorisation des exemplaires de compétition les plus rares : un Lightweight E-Type de 1963 (un des douze exemplaires d'origine construits par l'usine, voir Le Lightweight E-Type (1963-1964) — l'héritier revendiqué du D-Type, seulement 12 exemplaires), vendu aux enchères de Scottsdale en 2017, a atteint 7 370 000 $ — un ordre de grandeur sans rapport avec les E-Type de série, aussi exceptionnelles soient-elles.

Une prime nette pour les exemplaires « matching numbers »

Sur la seule Series 1, un roadster 4,2 litres à numéros concordants, peinture et sellerie d'origine, moins de 80 000 miles depuis neuf et resté 45 ans dans la même famille, s'est vendu 467 000 $ en 2013 ; un roadster 3,8 litres « flat floor » de 1961 a atteint 528 000 $ en 2014 — deux résultats qui confirment l'importance déterminante de la traçabilité et de l'authenticité documentée dans la valorisation d'un exemplaire, plus encore que sa seule série ou sa seule carrosserie. Voir Décoder un numéro de châssis d'E-Type — vingt schémas de numérotation en quatorze ans pour vérifier cette concordance des numéros avant tout achat.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
collectingcars.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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