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§ 07 · Carrosserie

L'habitacle futuriste du prototype LP500 : un tableau de bord numérique resté à l'état de croquis

Lamborghini Countach · 1974–1990 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un tableau de bord entièrement numérique, imaginé quinze ans trop tôt

Pour le prototype LP500 présenté à Genève en 1971 (voir Les trois prototypes de pré-production : LP500 (1971), et les chassis 1120001/1120002 (1973-1974)), Marcello Gandini imagine à l'origine un tableau de bord entièrement numérique — une idée si en avance sur son temps qu'elle ne peut être finalisée dans les délais impartis avant le Salon. Le prototype exposé au public se contente finalement d'un compteur de vitesse et d'un compte-tours analogiques classiques, signés Stewart-Warner.

Des idées de Gandini malgré tout conservées

Si le tableau de bord numérique n'est pas mené à terme, plusieurs autres idées originales du designer trouvent leur place sur le prototype : des voyants d'alerte d'inspiration aéronautique et spatiale, regroupés au centre du volant monobranche, à l'intérieur même de la couronne — l'un d'eux s'allume en cas de dépassement d'une vitesse limite préréglée, préfigurant les régulateurs de vitesse modernes. Plus notable encore, un système de diagnostic embarqué affiche l'état de fonctionnement des différents sous-systèmes de la voiture, superposé à un schéma synthétique du véhicule installé à gauche du tableau de bord — une fonctionnalité qui ne se généralisera sur les automobiles de grande série que des décennies plus tard. Le volant à une seule branche et des sièges baquets profondément galbés, ornés d'un même motif de blocs segmentés, complètent une ambiance délibérément inspirée du cockpit d'un avion de chasse — accentuée par la position de conduite très basse, le tunnel de transmission proéminent et les larges bas de caisse.

Un retour au classicisme pour la production

Pour la LP400 de série (voir LP400 « Periscopio » (1974-1978) — la première Countach de série), la plupart de ces innovations disparaissent : le volant monobranche cède la place à un volant à trois branches plus conventionnel, similaire à celui des autres modèles Lamborghini de l'époque, et le système de diagnostic électronique du prototype n'est jamais commercialisé. Le tableau de bord définitif utilise des instruments analogiques classiques signés Stewart-Warner. Seul le périscope de toit, également imaginé pour compenser la faible visibilité arrière de la silhouette de Gandini, survit du prototype à la première série de production (voir Le toit périscope de la LP400 : une solution empruntée à la sécurité automobile américaine).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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